Chapitre II. ■ — Le baptême
Le baptême est la voie d'accès à tous les sacrements et la clé du ciel; J.-C. l'a institué pour effacer le péché originel. Il est nécessaire pour le salut, de nécessité de moyen, selon la parole du Christ : « Celui qui ne naît pas de l'eau et de l'esprit n'entrera pas dans le royaume du ciel » (Joa., m, 5). Ce sens n'est point allégorique, mais réel. La matière de ce sacrement est l'eau naturelle seulement, suivant le concile de Trente, sess. vu l. Sa forme est la suivante, d'après notre rite syrien catholique : « Qu'un Tel soit baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. » Celui qui baptise la prononcera en personne, pendant le baptême, la matière et la forme étant ainsi unies : lorsqu'il prononce, il verse l'eau trois fois, une fois au nom de chaque personne. Nous prescrivons :
1. L'enfant doit être baptisé dans l'église de sa paroisse, par son propre curé, ou par un autre [prêtre] autorisé par le curé. On ne retardera pas ce sacrement de plus de dix jours, à moins qu'il n'existe un juste motif ou que l'évêque ou son vicaire n'en ait donné l'autorisation.
2. On ne doit point porter l'enfant à une autre église, sous prétexte que tel est l'usage ou qu'on a fait vœu d'agir ainsi. Dans ce [dernier] cas, on enverra une aumône, au lieu d'accomplir le vœu.
3. On n'acceptera pas comme parrain un hérétique ou un schismatique, ou une personne ignorant les principes de la foi ou n'ayant pas fait ses Pâques, ou un religieux régulier.
4. Il faut l'autorisation de l'évêque pour que les prêtres puissent baptiser les infidèles qui se convertissent ou les enfants d'un autre rite, excepté dans le cas de nécessité.
5. Il faut que chaque église possède un registre de baptêmes où l'on inscrit le nom du baptisé, de ses parents, de son parrain (ou de sa marraine), de ceux qui contractent une parenté spirituelle avec le baptisé et ses parents, de même que l'année, le mois et le jour du baptême.
6. Il faut donner à l'enfant un nom de saint ou de sainte; et ce nom ne devra point être changé.
[7.] Enfin nous avons examiné la cérémonie du baptême, et, comme elle était très longue, nous en avons supprimé certaines parties secondaires. Nous recommandons aux prêtres d'observer soigneusement le rite que leur offre notre présent et saint synode.