Chapitre VI. — L'extrême-onction
1. Ce sacrement fut institué par N.-S. pour la rémission des péchés et la guérison du malade, si telle est la volonté de Dieu. C'est un des sept sacrements; il est en usage depuis les temps apostoliques. Et le concile de Trente a confirmé tout cela en prononçant l'anathème contre ceux qui le nient. Il déclare 1 : « Celui qui dit que l'extreme-onction n'est pas un vrai sacrement, et qu'il fut institué non par le Christ lui-même, mais par S. Jacques l'Apôtre, et qu'il est un rite qui nous est venu des Pères ou institué par des hommes, qu'il soit ana thème »; et encore2 : « Celui qui dit que l'extreme-onction ne donne pas la grâce et ne remet pas les péchés, et ne fortifie pas le malade, mais que ce sacrement est tombé en désuétude, étant autrefois un moyen de guérison seulement, qu'il soit anathème. »
2. La matière de ce sacrement est l'huile d'olive consacrée par l'évêque. Sa forme est la suivante : « Que par cette onction sainte et la grande bonté divine, le Seigneur te remette tes offenses commises par les yeux... », et cette forme sera répétée sur les autres membres : les oreilles, le nez, la bouche, les mains, les pieds, le haut de la poitrine. Mais, dans des maladies contagieuses, comme là peste, ou si l'on craint que le moribond ne meure avant de pouvoir terminer le rite, ou pour d'autres raisons, il suffit d'une onction sur les yeux, avec la récitation de la forme et la mention des autres membres.
3. On ne peut réitérer ce sacrement au cours de la même maladie, à moins qu'elle ne se soit prolongée près de trois mois, ou que le malade ne fasse une rechute.
4. Les prêtres ne doivent pas attendre le dernier moment pour conférer ce sacrement, mais se hâter [de l'administrer] avant que le malade perde connaissance, pour que ce dernier en tire profit et obtienne plus facilement la guérison.
5. Nous exhortons les prêtres à visiter fidèlement les malades, à les disposer à se bien préparer pour recevoir les sacrements et à se soumettre