Cf. i, 7; ii, 8; iv
6. La première série de critiques et la réplique finale admettent même la communion des enfants après le baptême, que le synode avait rejetée (n, 5) et que le Saint-Siège lui-même s'était d'ailleurs toujours efforcé de faire disparaître dans les autres rites.
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la S. Congr. de la Propagande n'était pas requise; quant aux treize demandes formulées par lui, Rome en rejeta quelques-unes x et accéda à quelques autres, notamment au maintien du pouvoir de confirmer des prêtres et à la concession de la règle bénédictine aux moniales arméniennes.
Si le synode arménien de 1689 mérite en effet quelques critiques, il raffermit la cohésion du diocèse, centré tout autour de la cathédrale et d'un clergé uniquement séculier et paroissial; il accentue le retour définitif à l'Union d'Arméniens toujours plus nombreux en Pologne. Il gagne aussi un certain crédit du fait que, dans les groupements de catholiques arméniens qui se formeront, une telle assemblée législative n'aura pas lieu avant 1850. Au Liban, un petit groupe de clergé et de fidèles favorables à l'Union se choisiront en 1740 un patriarche, et en 1759, un vicaire rituel arménien, soumis à la juridiction du vicaire apostolique latin, sera établi par le Saint-Siège à Constantinople.
III. — Acceptation de l'Union chez les Roumains aux synodes d'Alba-Julia de 1697 et 1698.
Le lien vital entre les Roumains a toujours été leur langue qui, comme leur nom le dit, est un héritage de leur romanisation au dernier siècle avant J.-C. et aux deux premiers de notre ère. Les Roumains connurent toute sorte de régimes étrangers et très peu d'années d'autonomie politique; ils ont subi l'influence religieuse des Byzantins, des Bulgares, des Serbes, et ont adhéré ainsi à des hiérarchies séparées de Rome, tout en ayant parfois quelque rapport avec le Saint-Siège; ils vécurent ensuite sous le régime turc.
C'est la lutte contre les Turcs qui amène en 1690 l'empereur du Saint-Empire germanique, Léopold Ier, à conquérir la Transylvanie 2 et à faire occuper le pays par ses troupes. Les aumôniers militaires étaient des jésuites. Celui d'Alba-Julia, le P. Ladislas Baranyi 3, non seulement s'occupa des catholiques latins, mais aussi acquit les bonnes grâces de l'évêque orthodoxe de rite byzantin de l'endroit 4, Théophile Szerémi 5.