L'Ardéal, dans le langage populaire roumain
'.i. Né à Jaszbereny (Hongrie) en 1657, entré à la Compagnie de Jésus en 1674.
4. Selon une coutume fréquente dans l'Église orthodoxe, il portait le titre d'archevêque, sans avoir de suiïragants.
5. On consultera, pour l'époque étudiée dans ce chapitre, l'art, de C. Korolevskij, Athanase Anghel, dans Dict. d'hist. et de géogr. ecclés., t. iv, Paris, 1930, col. 1352-1363, et la bibliogr. y indiquée.
conciles. — XI. — 9 —
La religion orthodoxe ne fut pas officiellement reconnue par les Jlabsbourgs 1; en Hongrie — nous l'avons vu - - les prêtres ruthènes passés à l'Unité romaine avaient obtenu les mêmes privilèges que les prêtres latins 2; le P. Baranyi sut habilement faire espérer que les Valaques ou Roumains qui accepteraient l'Union seraient traités de la même façon.
Les protoprêtres 3 du diocèse d'Alba-Julia avaient l'habitude de se réunir chaque année en synode, sous la présidence de leur évêque, en sa résidence du monastère de la Sainte-Trinité. Le P. Baranyi obtint d'assister à celui de février 1697. Nous avons conservé quelques notes sur les délibérations de cette assemblée 4, notamment sur le discours d'ouverture de l'évêque Théophile, dans lequel il attaqua violemment les calvinistes, qui avaient dominé le pays avant l'arrivée des Habsbourgs, et souligna les heureux changements produits par celle-ci. Le lendemain, la question de l'Union fut discutée. C'est à ce moment que le P. Baranyi semble avoir pris la parole pour exposer les quatre points qui devaient être acceptés par les Roumains 5 : l'autorité suprême du pape; l'existence du purgatoire; la licéité de l'emploi du pain azyme pour l'eucharistie; le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils.
Le clergé fit immédiatement entendre qu'il désirait garder son rite, ses usages, et notamment son calendrier qui n'avait pas subi la réforme de Grégoire XIII. Le P. Baranyi semble également avoir donné des assurances à ce sujet.
Une déclaration finale en quatre parties fut dès lors adoptée.