lii synode aura lieu chaque année
31. Les prêtres s'acquitteront de leur obligation de célébrer la messe pour les vivants et les morts; une simple assistance à la messe d'un autre prêtre ne suffit pas pour satisfaire à une intention de messe : il faut une véritable concélébratïon 7.
A la fin du texte se lit : « Fait à Qannoubin. » Le document est présenté comme émanant du patriarche maronite et s'adressant à son clergé. Les cinq premiers articles correspondent aux réformes demandées par Grégoire XIII, et promises dans l'engagement addi-
1. J)i \jà Innocent fil, dans sa bulle du 4 janvier 1215, reproche aux Maronites 4' employer dvs calices de bois, de verre ou de bronze.
il. Innocent TU le demande déjà dans sa bulle susdite.
.'>. fnterrogationes, c. vi, n. '2; Propositiones, De sacramento ordinis, n. 4. — ■ Sevdes quelques heures de l'office étaient psalmodiées, surtout le dimanche, à l'église; la récitation prisée était impossible, faute de manuscrits ad hoc.
4, Interrogationes, c. v, m. 5.; Propositiones, De sacramento matrimonii, n. 12.
."). Interrogationes, c. v, u. 1 : Propositioncs, De sacramento matrimonii, n. 8, 9.
6, Seule cette présence <\f* parentes, permise par le premier concile de Nicée, auquel noire texte se réfère, semblé admise dans le premier cas; dans le second, il s'agit de ceux qui appartiennent à ['ordre monastique : reUgionem professi, ainsi que l<- dit le concile du Mont-Liban de 1736 qui ('i|(1 6e1 article (Colleclio Lacensis, i. m, col. 367), el non religionem professis, comme l'imprime l'édition de Migne [loc. rit., col. 693), Le concile présente l'article comme promulgué parle patriarche, iimis il te réfère uniquement au texte de Thomas de Jésus et n'apporte donc aucune preuve à ce sujet.
7. Interrogationes, c. pu, d. '■'>: Propositiones, Dé sacramento cuchariHiet, n. 3.
tionnel joint aux lettres du 2 juillet 1578; la question des empêchements de mariage est également passée sous silence. Les autres articles contiennent certaines réformes utiles, certaines qui le sont moins, telle l'obligation générale de réciter l'office, qui était pratiquement irréalisable.
Le concile — projeté sans doute pour le jeudi saint (16 avril) 1579, en même temps que la consécration du saint chrême qui entraînait généralement la présence d'un nombreux clergé — n'eut pas lieu, l'apparition de la peste en Egypte ayant amené les légats à précipiter leur départ. C'est ce que déclarent des lettres datées du 25 février 1579, adressées par le patriarche au pape 1 et au cardinal Caraffa 2, dans lesquelles Risi demande une fois de plus la confirmation de sa dignité et l'obtention du pallium, et exprime le désir que les légats puissent revenir et tenir alors le concile projeté. Début mars, Eliano obtint une déclaration 3 signée par sept évêques 4 et un grand nombre de prêtres adhérant à tout ce qu'ordonnait le pape. Il semble qu'Eliano abusa quelque peu de ces actes de soumission et présenta à Rome le projet de constitution synodale comme ayant été virtuellement approuvé par le patriarche et les évêques maronites 5. Les légats s'embarquèrent à Tripoli le 22 mars 1579.
Les légats avaient eu facilement l'accord théorique de l'épiscopat sur les principales réformes exigées par le Saint-Siège, mais l'insuccès d'Éliano, après son retour de Jérusalem, dans sa tentative de réconcilier certains évêques avec le patriarche, les trop longues palabres rendirent la réunion d'un concile moins opportune et les légats furent heureux d'avoir dans la menace de peste une raison plausible de s'en aller, quitte à revenir plus tard, munis d'instructions complémentaires.
Le 1er août 1579, Grégoire XIII accorda le pallium à Michel Risi 6;
1. Anaïssi, Collect. docum., n. 50, p. 76-80 (texte latin) ; n. 51, p. 80-82 (texte italien) .