Mansi, loc. cit., col
3. Selon l'éd. des Mauristes parue chez Garnier à Paris, dont une trad. arabe serait faite (Mansi, loc. cit., col. 306). La trad. arabe des Grandes et Petites règles de S. Basile fut faite par le chouérite Théophile Phares, résidant à Rome, et publiée par la Congr. de la Propagande en 1745.
4. De Martinis, Jus pontificium, t. ni, p. 124-130; Mansi, loc. cit., col. 331-338. Cette dernière édition n'indique pas la division habituelle en numéros. Les n. 5-7 concernent les jeûnes et abstinences; 8-10 la célébration des messes; 20 la règle des religieux melkites. Ce dernier numéro mentionne les deux congrégations du Saint-Sauveur et de S. -Jean. Les Chouérites furent formellement approuvés par bref de Benoît XIV du 11 juin 1757; en 1829, une congrégation dite des Alépins se détacha d'eux, séparation approuvée par Rome en 1832. Les Salvatoriens ne furent jamais explicitement approuvés par le Saint-Siège, jusqu'au jour récent où, par décret de la S. Congr. Orientale du 17 janv. 1934, des constitutions communes furent enfin données aux trois congrégations de Basiliens melkites, qui gardent cependant leur autonomie.
Salvatoriens et des Chouérites; laissée en suspens, celle-ci n'eut jamais lieu.
Au consistoire du 3 février 1744, le pape concéda le pallium à Cyrille VI représenté par procureur \ mais un bref du 29 février 1744 2 précisait que le patriarche aurait d'abord à renouveler la profession de foi selon le formulaire d'Urbain VIII et à prêter le serment d'observer la Constitution Demandatam. Au mois d'octobre, en une solennelle cérémonie au monastère de Saint-Sauveur, le délégué apostolique, le carme Emmanuel de Saint-Albert, évêque latin de Babylone, reçut cette profession de foi et ce serment du patriarche et lui imposa aussitôt le pallium 8.
Mais Cyrille VI ne se tint pas pour battu dans la question des jeûnes et des messes 4. En 1745, son secrétaire, Joseph Papilla, partit pour Rome muni d'une lettre pour Benoît XIV 5 et d'un long mémoire adressé à la Congr. de la Propagande 6 leur demandant de revenir sur leurs décisions en ces matières. La commission des affaires melkites se réunit à nouveau en présence du pape en décembre 1745 et en janvier 1746, pour réexaminer ces questions 7, elle décida qu'il fallait, en principe, s'en tenir à la Constitution Demandatam 8. Toutefois, Benoît XIV étendit à tous les évêques melkites les pouvoirs de dispense concédés au patriarche, avec les mêmes réserves 9, et