‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 158 sur 1172 · VI. — Concile de Deir-el-Kamar en · texte numérisé non relu

VI. — Concile de Deir-el-Kamar en

Les évêques melkites, qui avaient reconnu Maxime Hakirn comme patriarche, lui élurent un successeur en la personne d'Athanase Dahan, religieux chouérite, évêque de Beyrouth, qui prit le nom de Théodose V. Ils envoyèrent une lettre à Rome pour demander la confirmation de l'élection 1. L'année suivante, Jouahar se rendit de son côté à Rome avec Maxime Sallal pour plaider sa propre cause. Après de nouvelles enquêtes et négociations, une commission particulière de la Propagande, réunie devant le Saint Père le 25 septembre 1763, confirma les décisions prises le 20 juillet 1760 2. Elle ne se prononça pas au sujet de la confirmation de Théodose V; le pape avait décidé de l'accorder, mais de ne pas la publier, afin de faciliter un dernier effort pour réconcilier les deux partis. Cette délicate mission fut confiée à Arnold Bossu, vicaire apostolique latin 3; la Congr. de la Propagande lui adressa à cet effet des instructions le 2 octobre 1763 4; elle lui suggérait d'accorder certaines compensasations aux évêques du parti de Jouahar, s'ils reconnaissaient Théodose V.

Bossu parvint à réunir à Deir-el-Kamar, le 13 décembre 5, Thé-

1. Datée du monastère de S.-lsaïe, 13 déc. 1761, vieux style (trad. italienne dans Mansi, loc. cit., col. 519-522). La lettre est signée par : le nouveau patriarche; Basile Jelgaf; Ignace Jarbou; Philippe Qusir; Joseph Safar; l'abbé général des Chouérites, procureur de Clément Tabib.

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