‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 163 sur 1172 · LIVRE SECOND ÉLABORATION DE DROITS ÉCRITS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND ÉLABORATION DE DROITS ÉCRITS PARTICULIERS

Les Malabares avaient perdu leur hiérarchie et leur législation orientales. Maronites et Melkites, Ruthènes et Roumains vont au contraire s'efforcer de renouveler le droit de leurs circonscriptions ecclésiastiques en se conformant, à des degrés divers, aux indications du Saint-Siège.

La province ruthène catholique y parviendra la première. Le nonce de Pologne préside le concile de Zamosc en 1720, lequel édicté une législation étendue, quoique incomplète, qui sera approuvée par Benoît XIII et qui, selon la volonté expresse de Pie VII, survivra au partage du pays et assurera ainsi la continuité juridique ruthène.

Le diocèse roumain uni se voit enfin reconnu par Rome en 1721, moyennant transfert de son siège à Fagaras; en 1737, la résidence épiscopale sera transportée à Blaj. De fréquents synodes eurent lieu : si la tradition d'une réunion annuelle du clergé ne fut pas toujours maintenue, les assemblées réelles furent en tout cas plus nombreuses que celles dont nous avons conservé les actes ou le souvenir. Néanmoins, ces dernières sont sans doute les seules qui eurent une activité législative importante et elles suffisent à nous montrer les efforts constants et sans cesse renouvelés de l'Eglise roumaine unie. Celle-ci accepte le contrôle du Saint-Siège mais, en tant qu'elle est de rite oriental, elle s'insurge contre les ingérences des autorités civiles et ecclésiastiques de Hongrie; elle attribue une juridiction réelle et efficace à l'évêque diocésain, mais elle n'oublie pas les droits et les besoins du clergé paroissial. Même après l'érection d'un second diocèse, Blaj demeure la capitale du catholicisme roumain.

Patriarche et évoques maronites tiennent en 1736, après des discussions préliminaires pénibles, des réunions solennelles connues sous le nom de concile du Mont-Liban. Le Saint-Siège y a délégué un prélat du rite résidant à Rome, Joseph Simon Assemani. Celui-ci, comme jadis Menezes à Diamper — mais son érudition est bien plus étendue — a préparé un code de canons; il réussit à le faire entériner, m;iis non pas a le faire observer. Il faudra un siècle de discussions.

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