‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 197 sur 1172 · II. — Assemblée de Kolos-Monostor en · texte numérisé non relu

II. — Assemblée de Kolos-Monostor en

Le 17 avril 1728, Charles VI l ordonna au clergé roumain uni de lui présenter trois candidats pour le siège épiscopal vacant, et confia à l'évêque latin d'Alba-Julia, Jean Antalfïi, le soin de présider l'assemblée avec l'assistance du supérieur des jésuites de Transylvanie. Le 4 juin, Mgr Antalfïi et le P. Adam Fitter 2, supérieur du collège des jésuites de Cluj, s'acquittèrent de cette lâche. D'après certaines sources 3, le clergé roumain aurait d'abord voulu choisir un jésuite comme évêque, et notamment le P. Fitter, mais il dut s'incliner devant le refus opposé en vertu des constitutions de la Compagnie. Une scène identique s'était déjà passée en 1713; celle de 1728 ne fut peut-être qu'une manifestation de politesse de la part des électeurs. Quoi qu'il en soit, le P. Fitter en acquit une autorité d'autant plus grande pour influencer les débats. Les trois candidats élus furent : Jean- Joseph Hodermarszky, ancien vicaire général du vicaire apostolique des Ruthènes de Hongrie, Mgr de Camillis 4; Jean Micu ou Klein 5, âgé de trente-six ans, étudiant en théologie chez les jésuites de Nagy-Szombat, spécialement soutenu par le P. Fitter; et le curé de Fagaras, Ladislas Hatos.

L'évêque latin Antalfïi mourut quelques jours plus tard, le 10 juin, et la chancellerie impériale de Transylvanie argua de ce décès, qui laissait l'Église roumaine unie sans contrôle, pour demander à l'empereur la désignation du P. Fitter comme «directeur du clergé » pendant la vacance du siège. L'empereur ratifia cette proposition par rescrit du 15 août 6. Cette désignation n'avait rien de canonique, mais reprenait un précédent créé en 1714.

1. Texte de la lettre impériale dans Nilles, op. cit., t. n, p. 497-499.

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