florins
8. L'évêque devait prélever à cet effet 300 florins sur la mense épiscopale et assurer le logement du théologien à l'évêché même. Comme la mense épiscopale n'était pas augmentée, l'évêque personnellement perdait à la nouvelle situation; par ailleurs cependant ses frais généraux se trouveraient réduits de par l'aide qu'il recevrait des religieux basiliens.
latin, désormais aux frais de l'évêque. Le clergé roumain en était d'autant plus vexé que cette tutelle avait été imposée par le diplôme d'immunité du 19 mars 1701, alors que les avantages concédés par celui-ci étaient constamment battus en brèche. Les archives du clergé n'ayant été l'objet d'aucun soin jusqu'alors, on ne possédait plus le texte authentique du diplôme et on ne pouvait faire la preuve qu'il avait été officiellement entériné par les États de Transylvanie.
L'arrivée d'un nouveau théologien, le P. Nicolas Janossi, S. J. 1, et sa présence au synode diocésain de 1739, tenu dans la résidence épiscopale de Blaj les 5 et 6 juin 2, furent l'occasion d'une levée de boucliers de la part du clergé roumain.
Le premier jour du synode, après célébration de la liturgie, lecture fut donnée des lettres de fondation du 21 août 1738, ainsi que du diplôme d'immunité du 16 février 1699 3 et du décret de nomination du P. Janossi; puis l'évêque Micu proposa au clergé de s'occuper du paiement de la première annuité promise au monastère de Blaj. Le clergé demanda de pouvoir d'abord délibérer en l'absence de l'évêque et de son théologien. Il fut fait droit à ce désir; les deux vicaires généraux et trente-sept protoprêtres 4 présentèrent le lendemain une double série de revendications.
La première concernait le théologien et lui était adressée.
1. Le théologien interviendra chaque fois qu'un protoprêtre recourra à lui pour défendre les immunités du clergé roumain contre les violences des grands propriétaires.
2. Il s'efforcera de le faire également si un simple prêtre s'adresse directement à lui en semblable circonstance.
3. Par contre, il n'acceptera pas le recours d'un prêtre puni par un protoprêtre, mais il consultera d'abord par écrit le protoprêtre en question, ou, dans une affaire spécialement grave, le vicaire général compétent 5.
1. Nommé par diplôme impérial du 20 févr. 1738, en remplacement du P. Georges Regai, rappelé à Cluj par ses supérieurs.
2. Actes du synode en roumain dans G. Sincai (f 1816), Chronica românilor, t. ni, Bucarest, 1886, p. 452-457; en roumain et en latin dans J. Moldovanu, t. ii, p. 81-82 et, d'après lui, dans N. Nilles, t. n, p. 544-548; d'après Sincai et Moldovanu, dans Mansi, t. xxxvm, éd. par L. Petit, Paris, 1907, col. 465-477. — Sincai n'indique que 7 signatures; Moldovanu en donne 39; Nilles ne les a pas reproduites.
3. Lecture ne fut pas donnée du diplôme d'immunité du 19 mars 1701, parce que le clergé n'en possédait plus le texte, qui avait cependant été communiqué aux deux synodes de 1701.
4. Dont les douze protoprêtres qui formaient le consistoire de l'évêque.
5. Le can. 3 de 1732 avait attribué à chaque vicaire général une moitié du territoire diocésain.