‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 226 sur 1172 · LE SOLENNEL CONCILE MARONITE DU MONT-LIBAN EN · texte numérisé non relu

LE SOLENNEL CONCILE MARONITE DU MONT-LIBAN EN

Le concile maronite de 1736 a eu un sort étrange : il a été approuvé d'une façon toute particulière par le Saint-Siège, néanmoins les réformes essentielles qu'il prône seront admises avec beaucoup de difficulté par les Maronites; ses actes, très étendus, ne seront imprimés qu'assez tardivement, mais connaîtront alors une large diffusion, en sorte que même d'autres chrétientés orientales consulteront, et parfois même imiteront en partie, ce code assez complet de droit ecclésiastique.

L'Église maronite avait connu de nombreuses décades de vie calme et prospère, notamment sous le patriarcat du savant et zélé Etienne El-Douaïhi (1670-1704), lorsque le deuxième successeur * de celui-ci, l'orgueilleux Jacques Aouad, élu en 1705, connut de graves oppositions, au point d'être destitué par les évêques, puis rétabli par le Saint-Siège. A sa mort, en février 1733, le choix des évêques fut divisé; finalement Joseph El-Khazen, évêque de Ghosta, fut élu par acclamations 2.

Ces troubles et dissidences rendaient un redressement nécessaire; si depuis près d'un siècle l'Église maronite n'avait pas cru devoir développer et renouveler sa législation, la nécessité de règles juridiques plus précises se faisait à présent sentir.

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