L'un d'eux n'arriva qu'après le synode
10. Dont le P. Fromage. Le P. Nacchi, supérieur d'Antoura, n'assista pas à la séance d'ouverture du concile.
11. Nous citons de la façon suivante : I (partie), i (chapitre), 1 (canon). — Pour chaque canon, nous n'indiquons comme sources que celles qui sont réellement (il /«s ou auxquelles il est fait explicitement allusion. Les notes de l'édition latine contiennent encore quelques autres références.
Quelques-uns d'entre eux contiennent de véritables dissertations savantes x et citent les sources les plus diverses, depuis les auteurs ecclésiastiques grecs et latins jusqu'aux capitulaires de Charlernagne, les canons de Jean V bar Abgar, patriarche nestorien au début du ixe siècle 2, et Anne Comnène. D'autres canons résument certaines cérémonies liturgiques dans le but, semble-t-il, d'en uniformiser les rites 3.
Mais d'une façon générale, à part ces exceptions, les sources utilisées sont moins variées. L'Écriture sainte et les Pères sont assez peu cités. Les décrets tant dogmatiques que disciplinaires du concile de Trente ont été reproduits en grand nombre. Le rituel romain a été amplement cité dans la deuxième partie du concile du Mont-Liban, le pontifical romain a également été utilisé. Le concile ruthène de Zamosc de 1720 a servi, pour une certaine part, de modèle à celui du Mont-Liban.
Les conciles orientaux du me au ve siècle, de même que le concile in Trullo, sont utilisés. Un usage plus restreint est fait des canons et règles de saint Basile, des conciles de Constantinople de 869-870 et de 920, du Code et des Novelles de Justinien, du Prochiron de Basile Ier, de Théodore Balsamon et de Siméon de Thessalonique, de la liturgie de saint Jean Chrysostome et de l'euchologe grec. Le concile du Mont-Liban ne cite qu'une fois le Livre de la direction ou nomocanon maronite du Moyen Age; il utilise davantage les lettres des papes aux Maronites ou des patriarches maronites aux papes; il se réfère plusieurs fois aux conciles maronites de septembre et de novembre 1596 4. Il fait aussi usage de la lettre d'Innocent IV à son légat de Chypre sur les rites des Grecs, en date du 6 mars 1254, et de l'instruction de Clément VIII, du 31 août 1596, sur la même matière 5.
Tous ces textes concernant les Orientaux sont complétés par quelques autres pris notamment au Décret de Gratien, aux Décrétâtes, aux Constitutions pontificales ultérieures, à quelques synodes provinciaux latins des xvie et xvne siècles, et même à la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin, citée plusieurs fois. Cet appel aux sources occidentales paraît assez peu opportun de la part d'un Maronite comme Assemani et aurait été avantageusement remplacé
1. Par ex. le canon sur le pain et le vin de l'eucharistie (II, xn, 7) ; l'énumération des évêchés du patriarcat d'Antioche (III, iv, 8); les canons sur l'enseignement (IV, vi, 1-3 et 6).
2. Assemani avait édité ces canons dans sa Bibliotheca orientalis Clementino- Vaticana, t. ni, p. 238-248.