‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 261 sur 1172 · Ce canon cite le can. 13 de Zamosc sur l'ordination · texte numérisé non relu

Ce canon cite le can. 13 de Zamosc sur l'ordination

6. Ces cérémonies correspondent à celles codifiées par Etienne El-Douaïhi, telles qu'elles sont reproduites dans J.-A. Assemanus, Codex liturgicus Ecclesise universse, rééd. anastatique, Paris, 1902, t. ix, p. 1-228, et t. x, p. 1-119. Le concile du Mont-Liban ne donne que les principaux rites et les incipit des prières MMntielleg; on ne peut en conclure que ce qui n'est pas indiqué doit être «'in is, quoique nous sachions que Joseph Simon Assemani était partisan d'une abréviation du pontifical, puisqu'il en rédigea une (cf. P. Dib, Étude sur la liturgie maronite, p. 173).

48. Archidiacre, périodeute, archiprêtre, chorévêque, patriarche ne sont que des dignités et non des ordres.

49. Le sous-diaconat comprend aussi les fonctions correspondant aux ordres latins de portier et acolyte ; le cantorat celle d'exorciste *.

50. Aucun évêque ne peut ordonner quelqu'un appartenant à un autre rite sans permission expresse du pape ou du patriarche 2.

51. Les ordinations et les nominations aux dignités ecclésiastiques doivent être gratuites 3. (C'est ce qu'avait demandé la Congr. de la Propagande.)

52. On observera dorénavant les noms particuliers à chaque ordre ou dignité, sans donner un titre supérieur ou employer des appellations en usage dans le peuple.

S'il faut admirer le caractère complet du droit sacramentaire du concile libanais, et si en cela il est supérieur à celui de Zamosc, il pèche par le même excès d'imitation servile de l'Occident. C'est presque tout le droit latin du mariage qui est admis. En ce qui concerne le baptême, la confirmation, l'extrême-onction, le choix est laissé entre la forme sacramentelle latine et la forme orientale, mais la formule d'absolution conforme à celle du rituel romain est seule tolérée; ce n'est qu'en matière d'ordinations que l'œuvre du patriarche Etienne El-Douaïhi est respectée et entérinée. Les pouvoirs de juridiction, de se réserver l'absolution de certains péchés, d'accorder les indulgences, le droit des funérailles, deviennent, pour la première fois dans l'Église maronite, des notions juridiques nettes et précises.

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