V. Les canons supplémentaires
Assemani voulait donner un code complet à l'Eglise maronite. Mais les textes qu'il proposait étaient vraiment trop longs et trop savants pour qu'ils pussent être examinés à l'aise par l'épiscopat maronite. Dans les sessions préliminaires, on ne s'attarda qu'à quelques points litigieux.
Si les canons furent lus dans leur entier au concile, cela ne put se faire qu'à une cadence très rapide et, semble-t-il, dans l'indifférence générale. On eut même le temps, nous l'avons dit, d'adopter sept canons supplémentaires qui répètent en partie ce qui se trouve déjà dans les autres.
n€ session. — 1. Il est interdit d'ouvrir les lettres destinées à autrui.
2. Personne ne peut empêcher les évêques et les prêtres de prendre possession de leur diocèse ou de leur paroisse.
ine session. — 3. L'usure est interdite. Le taux d'intérêt ne dépassera pas 12,5 %.
4. Chaque église possédera un registre des baptêmes, des confirmations, des décès et des mariages 2.
1 . Ce canon cite littéralement le tit. xix du concile de Zamosc. J. En ce qui concerne les mariages, cette prescription figure dans la partie des Muions d'Assemani lue à cette mAme session (II, xi, 30). La chose avait été
ive session. — 5. Il est interdit de recevoir les sacrements des mains des hérétiques ou des schismatiques 1.
6. Tous ceux qui ont la charge d'une église veilleront à la propreté des ornements sacrés 2.
ve session. — 7. Personne ne peut entrer dans un monastère de femmes sans la permission de Pévêque du lieu 3.