‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 320 sur 1172 · Cf. la décision 16 de · texte numérisé non relu

Cf. la décision 16 de

intéressés, demandant que leur engagement soit signé également par Pémir Joseph Chihab.

A la me session, l'après-midi, fut apportée la réponse des notables s'engageant à ce que demandait le patriarche, mais insistant toutefois pour que le choix des évêques se fasse conformément au concile du Mont-Liban x : le clergé et les seigneurs proposeront trois candidats; si le patriarche estime ne pouvoir en agréer aucun, il devra tout au moins présenter et faire accepter celui qu'il a nommé. Ensuite fut présentée une requête d'une partie de la population du diocèse de Gebail et Batroun, demandant son démembrement. Le concile la rejeta comme non conforme aux décisions du Saint-Siège.

La ive session eut lieu le vendredi matin. Le patriarche avait eu le temps de rechercher le bref de Clément XIII du 22 août 1767 confirmant 2 la limitation à huit du nombre des diocèses. Puis le concile — sans faire la moindre allusion aux décisions contraires du Saint-Siège 3 — décida que les deux prêtres chargés par le patriarche d'examiner tous les candidats au diaconat et à la prêtrise résideraient au patriarcat. Les candidats seront munis de lettres de présentation de leur évêque ou de leur supérieur religieux, à qui incombe de vérifier leur idonéité morale. La science de ceux qui sont proposés pour l'épiscopat sera soumise éventuellement aux mêmes examinateurs, mais toujours en présence du patriarche.

A la ve session, le vendredi après-midi, et à la vie, le samedi matin, furent présentées diverses revendications concernant le couvent de Békorki. Les moines de la congrégation de Saint- Isaïe voulaient qu'il leur fût rendu; le concile répliqua qu'au temps d'Hendiyé le prix d'achat avait été intégralement versé. Par contre, il reconnut une dette restée impayée à un moine alépin, rejeta une créance exigée par un autre, attribua une pension viagère à d'anciennes religieuse* du monastère. Il décréta solennellement que Békorki devenait uni des résidences du patriarche et des évêques. En ce qui concerne les écrits d'Hendiyé, le concile prétendit n'en avoir retrouvé aucun; prononça l'excommunication contre ceux qui ne les communiqueraient pas ou ne rendraient pas les titres de propriété qu'il* pourraient posséder concernant Békorki.

A la session vne, le jeudi après-midi, fut présenté le texte définitii de la réponse du patriarche et des évêques aux notables laïques.

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