Cf. le bref de Benoît XIV, du 14 févr
3. Cf. l'instruction du 11 déc. 1769 sur le concile de Ghosta de 1768, et la décision 10 de 1774.
concile d'ain-chaqiq EN 1786 301
Elle reprenait littéralement les demandes essentielles exprimées par eux tant dans leur requête que dans leur lettre complémentaire au sujet des élections épiscopales. Cette réponse fut enregistrée par le concile, en même temps qu'une note * émanant des évêques Estéphan, El-Tian, El-Hélou et Nejeim : celle-ci établissait que la restriction apportée au séjour des évêques dans les monastères ne voulait pas porter atteinte à leur liberté et n'excluait pas des cas exceptionnels de résidence plus longue, ainsi que Gandour Saad El- Khoury lui-même l'avait assuré de vive voix; que les vicaires patriarcaux n'étaient d'ailleurs pas tenus par ces restrictions et pouvaient s'absenter selon les nécessités de leur charge.
La vme session, le (Jjmanche matin, assigna comme résidence à Hendiyé un monastère dans le diocèse de Baalbek et à Catherine un autre dans le diocèse de Damas ; on leur accorda une pension annuelle. Le concile entérina la désignation d' El-Tian comme vicaire patriarcal pour les choses spirituelles et d'El-Hélou pour les choses temporelles. Une pension fut attribuée à Germain Diab, évêque titulaire d'Homs et ancien aumônier de Békorki. Il fut statué que les trois maisons qui, jadis, dépendaient d' Hendiyé continueraient à exister, comme monastères, contrairement à ce qu'avait prévu le concile de Maïphouq 2, qui n'est cependant pas nommé. Le concile décida de ne pas relever le moine Élie Borkhan, qui avait été un des principaux auxiliaires d' Hendiyé, des peines qu'il avait encourues.
La ixe session, le dimanche après-midi, reprit quelques-unes des règles formulées lors de la ve session de Maïphouq, le patriarche continuant ainsi à montrer que son concile remplacerait désormais le précédent.
A la xe session, le lundi matin, fut présenté l'engagement des notables laïques, daté du 8 septembre 8. Le patriarche fit lire le texte d'une lettre qu'il adressait aux fidèles des diocèses vacants de Tripoli, de Gebail et Batroun, de Chypre, demandant d'envoyer pour chaque siège trois candidats auprès de lui afin qu'ils subissent l'examen canonique.
1 . Selon la trad. italienne, les deux documents portent la date du 12 septembre; fa effet, ils ne furent sans doute remis aux notables qu'après que l'engagement exigé d'eux fût arrivé. Ils n'ont pas la signature de l'évêque Choukri, décédé à cette date, mais le premier porte celle de Michel El-Khazen, qui fut peut-être obtenue à l'issue du concile.