‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 323 sur 1172 · Anaïssi, Collect. docum., n. 101, p · texte numérisé non relu

Anaïssi, Collect. docum., n. 101, p

écrits d'Hendiyé qui vivait en pleine liberté à Zouq. Le concile d'Aïn-Chaqiq ne pouvait avoir que la réprobation du Saint-Siège, puisqu'il supprimait l'obligation de résidence des évêques et allait à l'encontre d'autres décisions et souhaits romains. Néanmoins la situation était délicate, il fallait trouver quelqu'un capable d'amener le patriarche à tenir une nouvelle assemblée et de veiller à ce que celle-ci donnât toute satisfaction au Saint-Siège.

Le 15 décembre 1787, une Constitution de Pie VI adressée au patriarche, aux évêques, au clergé et aux fidèles maronites condamnait le concile de Aïn-Chaqiq de 1786 comme contraire au synode du Mont-Liban, au bon gouvernement des âmes et aux droits des évêques; elle chargeait Germain Adam, évêque melkite d'Alep, de convoquer et de présider en tant que délégué apostolique un nouveau concile maronite *; une lettre adressée le même jour à Germain Adam lui confirmait ce mandat 2. Un décret de la S. Congr. de la Propagande du 12 juin 1790 précisait quelques points de discipline à réaliser au futur concile maronite et donnait à Adam tous pouvoirs de supprimer les monastères doubles.

Germain Adam envoya le 26 novembre une lettre de convocation à chaque évêque pour l'ouverture du concile en la résidence de Békorki le 1er décembre 1790; la ire session n'eut toutefois lieu que le 3 décembre. Adam prononça lui-même le sermon d'usage, ensuite furent lues les lettres romaines de 1787 et 1790 3. Étaient présents : Adam et le patriarche; Philippe El-Gémaïel, évêque de Chypre; Paul Estéphan, qui avait reçu le diocèse de Gebail et Batroun; Pierre Moubarak, évêque de Baalbek depuis 1788; Georges Yamin, évêque de Tripoli; les vicaires patriarcaux Joseph El-Tian et Jean El-Hélou; les évêques titulaires Germain Diab et Joseph Nejeim. Gabriel Qonaïder, évêque d'Alep depuis 1787, et les anciens opposants m patriarche, Michel El-Khazen et Michel Fadel, avaient envoyé des délégués. A cette ire session, le nombre des diocèses fut une fois de plus maintenu à huit, selon la liste fixée par le concile du Mont- Liban; les seigneurs laïques et le peuple pourront présenter deux ou trois candidats aux sièges vacants, ou auront tout au moins à approu-

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