‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 340 sur 1172 · Le carême précédant l'Assomption ne sera point réduit · texte numérisé non relu

Le carême précédant l'Assomption ne sera point réduit

Le retour à la sévérité des jeûnes et des abstinences, revendiqué dès le début par le Saint-Siège, n'avait jamais été effectué, et le concile ne fait donc que sanctionner cet état de choses en s'efforçant de le légaliser par une dispense épiscopale. Si le Saint-Siège permettait en effet aux évêques de dispenser des jeûnes et des abstinences d'année en année, il ne l'autorisait que pour des cas exceptionnels, et non d'une façon répétée et pour tout un diocèse. Tout en répondant donc au questionnaire de 1781 et à l'art. 19 de l'instruction de la Propagande, le concile melkite manifeste son intention de laisser sanctionner par voie de dispense une pratique qui sera de plus en plus considérée comme normale.

1. Les décisions de cette session ne portr.nl mienne division. C'est nous qui tel numérotons.

2. Le patriarche Cyrille VI s'était efforcé de réduire l'abstinence de viande et de laitage aux mercredis et vendredis et à la veille de ces fêtes, mais le Saint- Siège s'était borné à accorder des pouvoirs de dispense. Cf. supra, p. 4 36, 138, 140, 141.

324 I.IVHK II, CHAPITRE X

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