Clergé et fjdèles
La session xv, l'après-midi du 23 octobre, prit quelques décisions au sujet du clergé séculier.
i. Prêtres et diacres doivent s'abstenir de toute tractation commerciale et occupation indigne de leur état. Ils ne cultiveront point eux-mêmes leurs champs.
2. Ils ne se mêleront pas de rédiger des contrats ou d'arranger des affaires auprès des autorités civiles.
3. Les prêtres ayant charge d'âmes auront toujours une attitude digne en public.
4. Ils ne pourront être parrains au baptême ou à la confirmation.
Les quatre sessions suivantes s'occupent des moines. Quelques années auparavant, Ignace Sarrouf, évêque de Beyrouth, avait voulu affermir son autorité sur les moines chouérites de son diocèse \ et la Congr. de la Propagande, par une instruction du 5 août 1784 2, avait sanctionné quelques-unes de ces prétentions, modéré quelques autres. Le concile melkite réaffirme aussi l'autorité des évêques, et dans l'ensemble il semble bien rester dans les limites tracées par la Congrégation romaine. Néanmoins le supérieur général des Chouérites émit quelques observations pendant le concile, auxquelles Sarrouf répliqua avec véhémence 3.
La session xvi, le matin du 24 octobre, promulgua des sanctions sévères contre les moines qui abandonnent leur monastère.
1. Ceux qui sont allés demander l'ordination aux évêques schismatiques ne pourront, après pénitence, qu'exercer leur ordre, comme clercs séculiers. Par contre, ceux qui vont se faire ordonner par des évêques catholiques 4 pourront rentrer dans leur congrégation et ensuite, de l'accord de celle-ci, recevoir charge d'âmes.
1. En 1782, Ignace Sarrouf, quoique ehouérite lui-même, promulgua un règlement en dix articles, dont il prétendit imposer l'observance aux chouérites d<> sou diocèse (texte italien dans Mansi, loc. cit., col. 591-594). Ces articles furent approuvés avec quelques retouches par le patriarche Théodose V (texte italien, ibid., col. 593-596, avec indication, après chaque article, des remarques faites plus tard par la Congr. de la Propagande). — Cf. P. Bacel, Ignace Sarrouf et les réformes des chouérites, dans Echos d'Orient, t. xm, 1910, p. 76-84, 162-171, 282- 289, 343-351.