‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 348 sur 1172 · Les jeux d'argent et de hasard sont interdits · texte numérisé non relu

Les jeux d'argent et de hasard sont interdits

6. Il est défendu de donner par l'usage d'autres noms aux enfants que ceux qu'ils ont reçus au baptême.

7. Les fidèles doivent, dans leur testament, laisser une partie de leurs biens à l'évêque du diocèse, une deuxième à l'église qu'ils ont fréquentée, une troisième au prêtre qui la dessert. S'ils ne le font pas, les exécuteurs testamentaires seront chargés de cette obligation. Tout testament non rédigé devant deux témoins en dehors du scribe et du confesseur et non daté est sans valeur 2.

8. Le patriarche réunira le concile des évêques tous les ans ou tous les deux ans, ou, en cas d'empêchement, au moins tous les trois ans 3.

9. Il est interdit aux prêtres de lire le Deutéronome, et aux laïques de lire les traités de théologie morale destinés aux prêtres.

10. Peines contre ceux qui recourent à d'autres juridictions qu'aux autorités ecclésiastiques légitimes ou qui portent atteinte à la liberté du mariage.

11. Une jeune fille melkite ne pourra épouser un jeune homme d'un autre rite sans permission ecclésiastique et paiement d'un droit.

de 1751, dont la teneur, légèrement résumée, est reprise à la fin des actes de cette XXVe session. Ces canons sont suivis de sept décisions du concile melkite de 1756, sans qu'il soit précisé si ce sont toutes les décisions ou quelques-unes seulement qui sont reprises. — Le texte complet des canons de 1751 et 1756 avait déjà été lu à la nie session de 1790.

4. Conformément à la doctrine latine alors reçue, le prêt à intérêt n'est autorisé qu'en cas de damnum emergens et de lucrum cessans.

2. Dans les Églises orientales, les autorités ecclésiastiques étendirent leur compétence sur le droit privé séculier des chrétiens. Il est donc normal que le concile melkite fixe les conditions de validité des testaments de subordonnés, mais il est plus étrange qu'il aille jusqu'à réclamer pour l'Église des parts dans la succession.

3. Le can. 5 du concile de S.-Isaïe de 4761 et l'art. 12 de l'instruction de la Propagande de 1789 demandaient de tenir à intervalles réguliers le concile des évêques.

Les canons du concile furent encore tous relus en deux sessions avant d'être définitivement approuvés, et il fut décidé que l'interprétation des textes douteux appartiendrait à l'assemblée des évêques ou au patriarche avec quelques-uns d'entre eux. La liste des huit futurs diocèses melkites fut aussi annexée aux actes ; ces diocèses sont ceux de Tyr, d'Alep, de Sidon, de Beyrouth, de Saint-Jeand'Acre, de Homs, de Baalbek et de Fourzol h

Le 2 novembre, le patriarche prononça l'allocution de clôture; les actes furent signés 2, mais personne ne put en emporter copie, le patriarche déclarant que les canons devaient d'abord être retouchés, classés, et munis de références par Ignace Sarrouf 3. Ce travail ne fut jamais accompli, et les canons tels qu'ils nous ont été conservés, malgré un certain désordre et parfois un manque de précision juridique, reflètent bien les préoccupations des évêques et le but pratique avant tout poursuivi.

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