‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 364 sur 1172 · Cf. concile melkite de 1790, v · texte numérisé non relu

Cf. concile melkite de 1790, v

communication, accorde à l'évêque diocésain le droit d'absoudre de cette excommunication réservée au Saint-Siège l.

7. Les confessions se feront à l'Église, à un confessionnal grillagé. Lorsque, pour une raison quelconque, le prêtre entend les confessions dans une maison, les portes de la chambre devront rester ouvertes ; le confesseur évitera de regarder le pénitent, mais toutefois, à la fin de la confession, il lui imposera la main 2.

8. La formule d'absolution sera celle de l'euchologe grec de Benoît XIV 3.

9. Les confesseurs n'accepteront rien de leurs pénitents. S'ils leur imposent des messes à faire dire, ils n'en tireront aucun profit personnel 4.

10. Les évêques melkites n'empêcheront pas les missionnaires latins de confesser dans leur diocèse, sauf pour des motifs graves 5. Ils n'entendront pas eux-mêmes les confessions en dehors de leur diocèse, sans la permission de l'évêque du lieu. Les prêtres d'une église ne peuvent obliger les fidèles à se confesser à eux 6.

Le chapitre vi fait un long exposé sur les indulgences, qui se rapproche singulièrement des doctrines du synode de Pistoie 7. Partant de la pratique pénitentielle de l'ancienne Église, et tout en citant le concile de Trente 8, le concile de Qarqafé voit avant tout dans les indulgences une rémission de cette peine canonique et engage donc à ne les accorder qu'aux fidèles qui sont dans l'impossibilité d'accomplir des œuvres de pénitence 9. C'est ainsi qu'il approuve tout à fait

1. Le concile déclare « interpréter les intentions des pontifes romains ». Mais ve procédé est insolite; il n'y avait qu'à demander à Rome les pouvoirs nécessaires.

2. Le concile rappelle que cette pratique fut celle des Églises occidentale et orientale. En effet, ce fut l'introduction du confessionnal qui la supprima.

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