Cette prohibition est aussi trop générale
mité, ou par scrutin à la majorité absolue des voix. Après trois scrutins inefficaces, l'élection appartient au patriarche. Selon la deuxième méthode, le patriarche présente * trois candidats au clergé et aux notables du diocèse. Si clergé et fidèles parviennent à s'entendre sur un des candidats, celui-ci deviendra évêque 2, sinon le patriarche choisira.
Le chapitre n définit les droits du patriarche 3 : préséance sur tous les primats, métropolitains et évêques; veiller sur les diocèses vacants et faire procéder à l'élection d'un nouvel évêque dans les trois mois 4; ordonner tous les évêques soumis à son autorité; annuler l'élection d'un évêque qui ne s'est pas présenté dans un délai de six mois pour être ordonné; de même, déposer, après avis des autres évêques du patriarcat, celui qui, dans les six mois après son ordination, ne va pas occuper son siège épiscopal 5 ; procéder au remplacement d'un supérieur général religieux qui, dans les six mois, ne prendrait pas possession de ses fonctions; être nommé dans la liturgie par les évêques 6, de même qu'il fait, de son côté, mention du pontife romain; surveiller et punir les évêques négligents; veiller à l'observance du rite, des lois et des coutumes particulières du patriarcat; recevoir tous appels contre les décisions épiscopales, les affaires les plus graves devant être tranchées en concile des évêques, sauf cas d'urgence; assembler le concile des évêques tous les trois ans, à moins d'un motif spécial pour le réunir entre temps; transférer un évêque d'un siège à l'autre pour un motif légitime; unir, démembrer, ériger des diocèses, en concile des évêques seulement; exercer les fonctions pontificales dans tout le patriarcat; être consulté par les évêques dans les affaires les plus importantes de leur diocèse, comme il les consulte lui-même dans celles qui concernent tout le patriarcat; consacrer le saint chrême 7 et les antimensia; accorder la dispense de consanguinité à la cinquième personne 8 et autoriser les quatrièmes
1. Le canon indique d'une façon très vague que les évêques participent à ce droit de présentation.
2. Le canon lui-même reconnaît que cet accord est généralement difficile à obtenir. Mais si la première méthode a la préférence de Germain Adam, c'est sans doute aussi parce qu'elle était suivie jusqu'alors à Alep.
3. Ce chapitre cite d'abord la lettre xvm d'Innocent Ier, qui attribue une certaine dignité au siège d'Antioche par suite du séjour de S. Pierre en cette ville.
4. Le concile cite à ce sujet les can. 3 et 5 de Sardique et 25 de Chalcédoine.
5. Le concile cite à ce sujet le can. 17 d'Antioche et 25 de Chalcédoine.
6. Le concile cite à ce sujet le can. 10 du concile de Constantinople de 869-870.
7. Le concile précise que le saint chrême doit être distribué gratuitement. Il note avec raison que ce privilège et ceux qui suivent sont de date plus récente que ceux qui précèdent.