‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 389 sur 1172 · LE PRÉLAT MAZLOUM ET LES CONCILES MELKITES DE SON TEMPS · texte numérisé non relu

LE PRÉLAT MAZLOUM ET LES CONCILES MELKITES DE SON TEMPS

Le précédent chapitre nous a déjà fait connaître les étapes essentielles de la carrière du célèbre prélat melkite Mazloum : prêtre influent à Alep et disciple de Germain Adam, évêque en difficulté avec le Saint-Siège, et cependant un jour patriarche. Tous les conciles melkites qui ont lieu à dater de son élévation à l'épiscopat se tiennent sous son inspiration.

Mazloum rappelle quelque peu la figure du patriarche maronite Jean Estéphan, par son souci d'affirmer son autorité sur ses évêques et son indépendance vis-à-vis de Rome, mais il est plus diplomate et il fut mieux servi par les circonstances. Il ne réussit cependant pas à faire approuver par la Congr. de la Propagande le concile de Jérusalem de 1849, qui dans son idée devait remplacer tous les autres.

L'épiscopat catholique melkite fut frappé, en 1809-1810, non seulement par le décès de Germain Adam, d'Alep, mais aussi par celui de Basile Atallah, de Tyr; de Macaire Fakhouri, de Saint- Jeand'Acre; de Benoît Turkmany, de Baalbek; d'Agapios Qonaisser, de Diarbékir. Les trois premiers furent remplacés respectivement par Cyrille Khabbaz 1, Théodose Habib 2, Clément Moutram 3; le dernier ne reçut point de successeur 4.

1. Ou Debbas, prêtre séculier du nom de Gabriel, qui prit celui de Cyrille lors ■ 1<> son ordination épiscopale au début d'août 1810.

2. Moine salvatorien. Il signa avec Cyrille Khabbaz une lettre écrite le 5 nov. 1810 par le patriarche Agapios II et exposant à Rome les incidents qui avaient marqué l'élévation de Maxime Mazloum au siège d'Alep (texte italien dans Mansi, t. xlvi, col. 921-924). Cette lettre est également signée par Mazloum lui-même, par Athanase Matar et par Basile .Tabilé. Ignace Sarrouf et Joseph Safar étaient opposés à Mazloum.

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