‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 390 sur 1172 · Moine chouérite · texte numérisé non relu

Moine chouérite

V La chose était normale, puisque le siège de Diarbékir ne figurait plus sur la liste des huit diocèses fixée par le concile melkite de 1790.

Ces trois nouveaux évêques assistèrent, avec Ignace Sarrouf, de Beyrouth; Basile Jabilé, de Fourzol; Athanase Matar, de Sidon; et Maxime Mazloum, au concile réuni par le patriarche Agapios II dans sa résidence de Saint-Sauveur, le 23 mai 1811 x. Joseph Safar, évêque de Homs, âgé de quatre-vingt-seize ans, ne vint pas. Le patriarche ouvrit l'assemblée par une allocution dans laquelle il présenta le concile comme le premier réuni depuis celui de Qarqafé, ajoutant qu'en exécution de celui-ci il aurait déjà dû être tenu deux ans plus tôt 2. Il exposa ensuite le but particulier du nouveau concile : s'occuper de l'érection d'un collège destiné à former le futur clergé melkite, en profitant des circonstances politiques favorables 3, et approuver le règlement de la nouvelle fondation. Agapios II venait en effet d'acheter à Aïn-Traz une vaste maison qu'il voulait transformer en séminaire.

Le règlement semble avoir déjà été complètement rédigé, et, quoique les évêques eussent mis quatre jours à l'examiner, ils n'y apportèrent sans doute pas de grandes modifications 4. Le règlement comprend trois parties, divisées en plusieurs chapitres. Chacun de ceux-ci comporte un certain nombre de prescriptions.

La première partie concerne l'organisation générale du collège.

1. Les actes du concile ont été publiés dans Mansi, t. xlvi, col. 879-916, d'après une version italienne faite sur les instances de Mazloum d'après l'arabe, en 1816, et se trouvant aux archives de la Congr. de la Propagande. Le texte arabe du décret final a été publié dans Al-Machriq, 1905, p. 508-512; il porte non seulement la date du 14 mai 1811 (vieux style) et les souscriptions des évêques présents, mais aussi celle du patriarche Macaire Tawil (patriarche de 1813 à 1815), ajoutée sans doute pour authentifier le document. — Selon une lettre de l'évêque Ignace Qarout à la Congr. de la Propagande en 1849, Clément Moutran n'aurait pas assisté au concile; il faudrait alors sans doute admettre qu'il n'avait pas encore été ordonné à cette date et qu'il aurait également signé plus tard (cf. Mansi, t. xlvi, col. 916, n. 1). — C'est par erreur que la Collectio Lac, t. n, col. 589, dans son éd. latine des canons du concile de Aïn-Traz de 1835, fait dire au can. 20 que le concile qui décida de la fondation du séminaire se tint en mai 1812, alors que la date de mai 1811 se trouve dans le texte original du canon. D'où également la même date erronée dans la notice, d'ailleurs inexacte sur d'autres points, publiée aux col. 579-580 de ce même volume. — ■ D'autre part, C. Charon (Korolevskij), exact quant à la date, fait erreur quant au lieu du concile, lorsqu'il le place à Aïn-Traz même (L'Église grecque melchite catholique, dans Échos d'Orient, t. v, 1901-1902, p. 206; et Histoire des patriarcats melkites, t. ii, p. 17 et t. m, p. 367), erreur corrigée d'ailleurs dans les addenda, t. ni, p. 760, et dans l'art. Aïn-Traz du même auteur, dans le Dict. d'hist. et de géogr. ecclés., t. i, col. 1204.

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