Cyrille Khabbaz, évêque de Tyr
5. Il ne semble pas que les évêques melkites aient déjà reçu le bref du 3 juin au moment de l'élection de Qattan.
6. Lettre des évêques en date de ce jour, demandait t au préfet de la Propagande la contirmation de l'élection et le pallium pour le patriarche (texte italien dans Mansi, t. xlvi, col. 951-952); lettre du patriarche, en date du 16 juill., au même et avec le même objet (texte italien, ibid.).
7. Après décret de la Propagande du 30 mai (texte du décret et actes du consistoire dans Mansi, t. xlvi, col. 953-956; texte des bulles de confirmation et • l'envoi du pallium, dans de Martinis, t. iv, p. 558-562 : elles sont semblables à
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Bien que Mazloum demeurât à Rome grâce à une modeste pension que lui payait la Propagande, il espérait cepemdant retourner un jour au Liban, mais il savait qu'il lui faudrait beaucoup de prudence et de patience pour arriver à ce but. Il entrevit que la cause du séminaire d'Aïn-Traz, puisqu'il en gardait toujours le titre de recteur et était exécuteur testamentaire d'Agapios II, pourrait hâter son retour. Et alors qu'il avait manifesté assez peu de zèle pour cette institution quand il se trouvait sur place, il s'en fit le grand défenseur maintenant qu'il en était éloigné.
En août 1816, il fit traduire en italien les actes du concile de Saint- Sauveur de mai 1811, et les remit à la Congr. de la Propagande avec un mémoire justificatif demandant que le collège ne fût pas supprimé, mais qu'au contraire son règlement fût approuvé par la Congr. de la Propagande. Celle-ci jugea nécessaire de demander l'avis du nouveau patriarche. Qattan répondit en février 1818 1 que la maison d'Aïn- Traz était trop vaste et trop éloignée, et que la fondation du collège n'avait fait qu'endetter le patriarcat. Il voulait donc vendre la maison et tenter de transférer l'établissement en un endroit plus commode. La réunion générale de la Propagande, tenue le 16 mai 1819 2, se borna dès lors à approuver en principe l'érection d'un collège melkite, mais laissa au préfet de la Congrégation le soin de régler les modalités pratiques.
Mazloum séjournait à ce moment à Trieste, d'où il partit pour Marseille; malgré plusieurs rappels de la Propagande, il ne revint à Rome qu'en juin 1823. Il reprit aussitôt l'affaire d'Aïn-Traz en mains et fit valoir auprès de la Propagande que Qattan, qui se plaignait d'avoir des dettes à payer pour cet institut, n'avait, au contraire, pas encore séparé dans la succession d'Agapios II tout ce qui revenait au collège, dont il gérait les biens sans le moindre contrôle. La Propagande enjoignit au patriarche de rendre des comptes, mais refusa à Mazloum d'aller s'en occuper lui-même sur place 3. Cependant, Qattan ne s'exécuta pas; il devenait vieux et perclus et se reposait de toutes les questions matérielles sur des membres de sa famille. Mazloum n'hésita pas dès lors à monter une véritable cabale, en excitant la majorité des évêques contre ce vieillard qui, il faut le dire, n'était plus à la hauteur de sa tâche.
celles adressées à Théodose V, mais la bulle de confirmation ne contient que le texte de la profession de foi et non celui du serment, qui est uniquement reproduit dans la bulle d'envoi du pallium).