Ibid., col
3. En même temps, la Congrégation décidait de l'aire traduire les actes du concile de Qarqafé et de proposer au Saint-Père d'accorder la dignité épiscopale au délégué du Saint-Siège, le P. Gandolfi, ce qui fut fait par bref du 11 août 1815 (de Martinis, t. iv, 531-533). La Propagande proposait aussi de nommer comme évêque melkite d'Alep le P. Saba Kateb, supérieur général des Salvatoriens, mais d'autres candidatures furent envisagées et finalement ce fut le supérieur général des Chouérites qui fut nommé. Tout cela causa un certain retard dans la promulgation des brefs pontificaux qui ne parurent que le 3 juin 1816.
4. Adressé au nouvel évêque d'Alep (Collectio Lac, t. n, col. 549-550; de Martinis, t. iv, p. 540-542).
des Chouérites; un deuxième bref1 notifiait cette nomination aux évêques melkites, ajoutant qu'elle ne changeait rien aux droits électoraux du clergé d'Alep pour l'avenir; il déclarait, d'autre part, la lecture des œuvres d'Adam interdite, sous peine d'excommunication, jusqu'au jugement final à leur endroit, qui n'a toujours pas été rendu 2.
Les évêques qui devaient élire le successeur de Macaire Tawil étaient de nouveau au nombre de quatre 3 : trois auraient voulu choisir comme patriarche leur confrère exilé, Mazloum, qu'ils continuaient à soutenir, mais l'opposition acharnée du quatrième 4 et la crainte que le Saint-Siège ne confirmât pas un tel choix firent remettre plusieurs fois la réunion électorale. Finalement, les évêques se mirent d'accord sur une candidature qui serait certainement agréée par Rome, quoique ce fût celle d'un simple prêtre, Moïse Qattan, administrateur apostolique d'Alep (qui allait bientôt abandonner cette fonction, puisque le nouvel évêque venait d'être nommé 5). Qattan fut élu le 10 juillet 1816 et ordonné évêque le 13 6; il prit le nom d'Ignace V et établit sa résidence à Zouq, où il avait exercé son ministère sacerdotal. Il reçut le pallium par procureur, au consistoire du 28 juin 1817 7.
1. Collectio Lac., t. n, col. 548-549; de Martinis, t. iv, p. 542-544. — Dans ce bref, Pie VII fait état de la soumission de Mazloum à la décision du Saint-Siège. Mazloum devint évêque titulaire d'Abydos, puis, peu après, archevêque titulaire de Myre. En ce qui concerne le séminaire d'Aïn-Traz, Mazloum tenta de faire retirer l'ordre de fermeture, tandis que Mgr Gandolfi écrivait (Mansi, t. xlvi, col. 879) qu'il n'avait pas à être exécuté, puisqu'il n'y avait plus ni maîtres ni élèves.
2. Le 8 mai 1822, Pie VII renouvelait cette excommunication; il disait que la traduction italienne des œuvres de Germain Adam était en cours et interdisait de soutenir encore l'opinion que d'autres formules que celle de la consécration étaient nécessaires pour opérer la transsubstantiation eucharistique {Collectio Lac, t. ii, col. 550-551; de Martinis, t. iv, p. 611-614).
3. Macaire IV avait ordonné en 1814 un évêque pour le siège de Beyrouth en la personne de Théodose Badra, chouérite.