‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 414 sur 1172 · Mansi, t. xlvi, col · texte numérisé non relu

Mansi, t. xlvi, col

4. D'autres actes sont également interdits : la bénédiction du saint chrême, la dédicace des églises, les ordinations. Mgr Fornari reconnaissait toutefois que les théologiens n'étaient pas d'accord sur ces prohibitions. Celle concernant les conciles ne semble pas avoir été agitée auparavant par la Propagande.

5. Mansi, t. xlvi, col. 1005-1006. Cette même résolution du 23 mai se trouve partiellement, sous la date du 1er déc. 1837, dans les Collectanea S. Congr. de Propaganda Fide, t. i, Rome, 1907, p. 496, n. 863.

6. Trad. française du diplôme dans C. Charon (Korolevskij), Hist. des patriarcats melkites, t. n, p. 177-182. — ■ Mazloum n'exercerait toutefois cette autorité que sous la dépendance du chef civil des Arméniens catholiques, jusqu'alors seul reconnu par la Porte. Ce n'est que le 7 janv. 1848 qu'un nouveau diplôme du sultan affranchit le chef civil des Melkites catholiques de cette dépendance (trad. française de ce second diplôme, ibid., p. 202-207).

concile d'ain-traz en 1835 389

patriarche, la Propagande l'autorisa le 13 janvier 1838, à titre personnel, à ajouter les noms d'Alexandrie et de Jérusalem à son titre patriarcal 1.

La lettre de la Propagande du 29 mai 1838 2 se ressent des avantages acquis par Mazloum : elle lui dit qu'il aurait d'abord dû être confirmé avant de pouvoir réunir un concile et ordonner des évêques ou des clercs 3, mais elle fait ensuite un long éloge de tout ce qu'il y a de bon dans les décisions de cette assemblée. Elle formule toutefois des réserves au sujet des can. 2 4, 3 5, 18 6 et 19 7; elle craint même de voir dans le can. 2 une réminiscence du synode de Pistoie. La Congrégation ne semble pas s'être aperçue que c'était par le canal du concile de Qarqafé que celle-ci s'était introduite et que bien d'autres prescriptions, quoique tout à fait sans reproches, étaient reprises de ce concile condamné, ce qui, malgré tout, pouvait paraître délicat pour un concile dont Rome allait approuver les actes 8.

Mazloum répondit du Caire, le 4 décembre 1838 9 : il attaquait la traduction italienne des can. 2 10 et 3, et justifiait son point de vue

1. Texte italien de la lettre de la Propagande, ibid., p. 183 et Mansi, t. xlvi, col. 1078, n. 2. — Le patriarche melkite n'était que simple administrateur de ces patriarcats au nom du Saint-Siège. Mazloum ayant vu son autorité civile reconnue dans tout l'empire turc demanda à Rome de pouvoir s'appeler « patriarche de l'Église grecque-melkite-catholique »; mais la Propagande restreignit son titre à celui des trois patriarcats. Mazloum s'intitula dans la suite « patriarche d'Antioche, d'Alexandrie, de Jérusalem et de tout l'Orient ». Ces quatre derniers mots étaient souvent ajoutés par les patriarches à leur titre d'Antioche et ne visaient en effet que l'ancien diocèse civil d'Orient, dont Antioche était la capitale; la transposition faite par Mazloum donnait à ces mots un sens équivoque, permettant de plus amples ambitions.

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