‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 416 sur 1172 · A propos de la nature de la messe des présanctifiés · texte numérisé non relu

A propos de la nature de la messe des présanctifiés

6. A propos de l'intervention du patriarche dans les affaires monastiques.

7. Pour revendiquer la liberté des testaments. — Mgr Fornari avait également émis des réserves au sujet des can. 1 et 7. La lettre du 29 mai 1838 suggère ellemême des motifs justifiant les passages attaqués du can. 1 et ne parle pas du can. 7.

8. Cela tient sans doute à ce que Mgr Fornari n'eut pas à sa disposition les actes de Qarqafé et ne songea pas à les consulter.

9. Texte italien de la lettre dans Mansi, t. xlvi, col. 1011-1014.

10. Mazloum explique en outre que les euchologes grecs ne contiennent pas de formules de baptême sous condition et que c'est pourquoi le concile avait conclu que cette condition ne devait pas être exprimée. Il dit qu'aucun membre du concile ne connaissait le synode de Pistoie, mais se garde bien de parler de celui de Qarqafé.

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à propos des can. 18 et 19. La Congrégation fit exécuter une nouvelle traduction des can. 2 et 3, mais celui qui la fit ajouta que les observations de la Propagande à leur sujet gardaient toute leur valeur K Une réunion générale de la Propagande s'occupa des quatre canons litigieux le 22 avril 1839 2 et maintint l'essentiel de ses critiques. Une discussion courtoise se prolongea entre la Congrégation et le patriarche, par lettres, et de vive voix lors du séjour de Mazloum à Rome à la fin de 1840 3. Finalement, le 28 août 1841, la Congr. de la Propagande publia un décret 4 approuvant in forma generali les canons de 1835; elle en assurait la publication et aucune autre édition ne ferait autorité. L'édition arabe ainsi faite en 1841 par ordre de la Congrégation contenait de très légères retouches aux quatre canons discutés 5.

Ainsi la discipline melkite, qui s'était ébauchée dès le concile de 1790 et qui s'était réaffirmée à celui de Qarqafé en 1806, se trouvait en bien des points sanctionnée par l'approbation romaine.

Déjà à Aïn-Traz, en 1835, Mazloum prévoyait la réunion d'un nouveau concile qui promulguerait une législation plus abondante; il en rédigea lui-même par avance les longs canons, pour employer ses loisirs pendant les cinq années qu'il avait dû passer à Constantinople (début 1843-début 1848) à défendre les intérêts de son Église devant la Sublime Porte.

De même qu'il avait ordonné un évêque vicaire pour l'Egypte en septembre 1837, il l'avait fait pour la Palestine en la personne de Melèce Fende, en février 1838, au moment où il recevait de Rome l'autorisation d'ajouter Alexandrie et Jérusalem à son titre patriarcal d'Antioche. Il se préoccupa aussi de construire une église et une résidence à Jérusalem, qu'il inaugura en avril 1848 6, et c'est là qu'il voulut réunir la grande assemblée législative.

1. Cf. Mansi, t. xlvi, col. 984, n. 1; col. 985, n. 1; col. 1011, n. 1. — L'attention de la Propagande était attirée sur le mot « eau douce » employé au can. 2, le qualificatif n'ayant pas figuré dans la première traduction et n'ayant dès lors suscité aucune remarque de la Propagande.

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