‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 469 sur 1172 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

chaldéen de 1847 à 1878, est d'un tempérament bien différent d'Hassun : énergique et personnel, il ne craint pas la révolte ouverte contre le Saint-Siège, spécialement lorsque Pie IX étend les dispositions de la bulle Reversurus à son Église. Les trois autres patriarches orientaux parviennent à grand'peine à faire abandonner au pape l'idée d'une pareille mesure pour leurs territoires. Chez les Melkites, les synodes électoraux de 1856 et 1864 s'étaient arrogés en quelque sorte un pouvoir législatif, du fait que les évêques s'étaient mis d'accord, au préalable, sur certaines résolutions à faire observer par le nouvel élu; chez les Chaldéens, le synode électoral de 1894 n'adopte pas de pacte proprement dit, mais, après l'élection, un accord est cependant conclu entre le patriarche et les évêques sur diverses questions.

Contrairement aux prévisions, c'est avant l'élection patriarcale et avant l'arrivée du représentant du Saint-Siège que les évêques syriens, réunis à Alep en 1866, arrêtent le texte de nouveaux canons qui, dans une certaine mesure, réagissent contre ceux de 1853. Ils n'ont cependant pas un sort pratique plus heureux, le Saint-Siège préférant envisager la réunion d'un troisième concile : en 1883, le savant évêque David prépare les questions à y traiter; le futur patriarche Rahmani établit les schémas, et l'assemblée elle-même, réunie à Charfeh en 1888, fait une longue révision de ces textes, qui sera encore complétée par celle de la Congr. de la Propagande avant l'approbation définitive des décrets.

Les circonstances qui mènent à la démission de l'évêque de Fagaras, en 1850, rendent plus vif le désir du clergé roumain d'avoir un métropolite et une province ecclésiastique propres. Lors de la présentation des candidats au siège vacant, des vœux sont exprimés en ce sens. Pie IX les réalise en 1853. Le synode électoral de 1868 approuve en premier lieu dix articles, que le futur métropolite devra observer; celui-ci, Jean Vancea, sans se lier d'une façon absolue, tient compte cependant de ces desiderata lors d'un synode diocésain en 1869. Il fait participer les anciens et les nouveaux diocèses roumains aux conciles provinciaux de 1872 et de 1882, dont les actes — non sans certains atermoiements au sujet du premier — seronl approuvés par Rome.

Le patriarche maronite, en 1856, et le métropolite ruthène, ei 1891, prennent l'initiative de rajeunir la législation canonique d< leur Église. En ce qui concerne les Maronites, la Congr. de la Propagande préfère rappeler l'observance pure et simple du texte latii officiel du concile du Mont-Liban de 1736, après un rapport fort cil constancié du religieux italien Augustin Ciasca. C'est celui-ci aussi qui, élevé à la dignité épiscopale, préside le concile ruthène et ei obtient l'approbation. Il deviendra cardinal, de même que le très

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