Cf. la F* partie de ce volume, p
2. Cf. l'article à ce nom par F. Tournebize, dans Dict. d'hist. et de géogr. ecclês., t. i, Paris, 1912, col. 183-186.
3. Le catholicos de Cilicie, Luc Adjabaiantz, était mort en 1737. Dès ce moment les partisans de l'Union songèrent à lui donner un successeur qui fût de leur opinion. Mais le frère de Luc, Pierre, lui succéda et il ne resta donc aux catholiques qu'à élire de leur côté un autre catholicos.
4. Texte de l'allocution consistoriale et de la bulle de confirmation dans R. de Martinis, Jus pontificium de Propaganda Fide, Ire partie, t. m, p. 83-85. La bulle ne précise pas les limites du nouveau patriarcat. Ardzivian reçut le pallium le 8 décembre.
triarcat la Mésopotamie; un autre, du 22 avril 1769, y joignit les régions de Tokat et de Perkenik en Asie Mineure. Si les évêques arméniens d'Asie se réunirent en assemblée électorale pour choisir un successeur à chaque patriarche défunt 1, nous n'avons pas conservé le souvenir, d'assemblées législatives dans le patriarcat avant
Les Arméniens de Pologne et ceux de Constantinople avaient une organisation indépendante du patriarcat. Le 6 juillet 1830, en conséquence de l'émancipation civile des catholiques dans l'empire ottoman 2, Pie VIII remplaça le vicaire rituel de Constantinople par un archevêque primat. Les bulles de fondation du siège 3 et de nomination du premier titulaire, Antoine Nouridjian 4, précisent que la juridiction du nouvel archevêque s'étendra sur tous les territoires de l'empire ottoman où les Arméniens dépendaient jusqu'alors du vicaire apostolique latin, c'est-à-dire où les autres évêques arméniens catholiques n'exerçaient aucune autorité et où, par conséquent, de nouveaux évêchés pourraient être érigés comme suffragants de Constantinople.
En 1838, à la mort de Nouridjian, les laïques arméniens influents de Constantinople manifestèrent au Saint-Siège leur désir de désigner des candidats au siège primatial vacant. Mais, le 9 avril, Grégoire XVI nomma Paul Marouchian 5; puis, devant les intrigues croissantes des laïques, qui auraient également voulu que le primat reçût le titre de patriarche, il lui donna, en 1842, comme coadjuteur avec droit de succession un personnage qui jouera un rôle de première importance dans l'histoire de l'Église arménienne unie : Antoine Hassun 6. Celui-ci se rendit en secret à Rome pour recevoir la consécration épiscopale, en sorte que les laïques furent mis devant le fait accompli.
Pie IX devint pape le 16 juin 1846; le 2 août suivant, Marouchian
1. Cf. les documents romains de confirmation des élections patriarcales, ibid., t. m, p. 576-578; t. iv, p. 262-264, 523-524; t. v, p. 259-263, 287-291; t. vu, p. 175-177.
2. Les Arméniens unis, les plus nombreux parmi les catholiques orientaux résidant à Constantinople, reçurent de la Sublime Porte un chef civil, qui fut d'abord un laïque ou nazir, puis, à partir de 1831, un prêtre arménien ou patrik (cf. C. Charon [Korolevskij], Histoire des patriarcats melkites, t. u, p. 161-171).
3. Texte dans de Martinis, t. iv, p. 729-731, et, d'après lui, dans Mansi, Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, t. xl, col. 751-754.
4. Texte dans de Martinis, t. iv, p. 731-732, et, d'après lui, dans Mansi, t. xl, col. 753-756.