‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 474 sur 1172 · Cf. de Martini», t. vi, fasc. 1, p · texte numérisé non relu

Cf. de Martini», t. vi, fasc. 1, p

2. Texte des bulles d'érection, ibid., p. 93-95, et dans Mansi, l. xl, col. 779-782.

3. Cf. de Martinis, t. vi, fasc. 2, p. 179; Mansi, t. xl, col. 927-928.

et de laïques, qui devait désigner de six à douze candidats, les réguliers ne pouvant être proposés que dans la proportion d'un tiers; les évêques recommanderaient ensuite au Saint-Siège trois candidats, dont un régulier (s'il en était présenté), ou feraient réunir une nouvelle assemblée s'ils estimaient qu'il n'y avait pas trois candidats dignes d'être recommandés; le Saint-Siège devait élire l'évêque.

Le patriarche arménien de Cilicie n'avait pas non plus été consulté lors de l'organisation de la province ecclésiastique de Constantinople : aucune mention n'était faite de lui dans les bulles pontificales de 1850. Depuis 1843, le siège patriarcal était occupé par Michel Astvadzaturian ; seuls les évêques d'Adana, Etienne Holassian, et de Marash, Pierre Apelian, ainsi qu'Ignace Kalipgian, évêque titulaire d'Amasia et vicaire de l'évêque d'Alep, avaient pris part à l'élection; le vieil évêque d'Alep lui-même, Basile Aïvazian, et Joseph Ferahian, de Mardin, envoyèrent par écrit leur assentiment. Le nouveau patriarche prit le nom de Grégoire Pierre VIII 1. Jusqu'alors évêque de Césarée de Cappadoce et vicaire patriarcal de Tokat, aux zones frontières du patriarcat en Asie Mineure, il vit d'assez mauvais œil se fermer toute possibilité d'étendre son influence dans cette direction. Il choisit comme évêque de Césarée de Cappadoce Jean Hadjian, puis, dans le but d'augmenter le nombre des prélats soumis à sa juridiction, il sacra en 1849, comme vicaire patriarcal pour les Arméniens d'Egypte 2, Paul Aqterian et, en 1850, comme évêque de Diarbékir, siège vacant depuis plus d'un demi-siècle, Jacques Bhadiarian. Depuis un certain temps déjà, il songeait à réunir un concile; l'initiative romaine de 1850 fut le motif décisif qui lui fil accomplir ce projet; il convoqua pour l'automne de 1851, à la résidence patriarcale de Bzommar, l'assemblée qui devait étendre le plus possible ses privilèges et resserrer les liens avec les évêques qui dépendaient de lui. Six de ceux-ci répondirent à son appel; l'évêque d'Alep était trop âgé; celui de Diarbékir s'excusa par écril et accepta d'avance tout ce qui serait décidé. Trois délégués du clergé et les prêtres chargés des divers services assistèrent également au concile.

Cinq sessions se tinrent du 16 au 18 octobre 1851. Mais, après

1. Il fut confirmé, dans sa dignité patriarcale au consistoire du 25 janv. 1844 (texte de l'allocution consistoriale, des bulles de confirmation et d'octroi du pallium, dans de Martinis, t. v, p. 305-308).

2. L'autorité du patriarche arménien sur l'Egypte n'était que tolérée par 1« Saint-Siège et non officiellement reconnue par lui.

la clôture du concile, les évêques continuèrent à délibérer sur diverses questions qui n'y avaient pas été traitées. Les actes proprement dits comportent l'allocution d'ouverture, prononcée par le patriarche, et douze chapitres, divisés en deux cent deux canons numérotés d'une façon continue 1.

Le concile maronite du Mont-Liban tenu en 1736, qui avait toujours joui d'une grande faveur chez les Arméniens catholiques, du fait que leur premier patriarche en avait signé les actes, servit de source aux canons de Bzommar. La plupart du temps, les textes maronites ont été servilement copiés. Quelques interpolations ou canons originaux concernent des situations particulières à l'Église d'Arménie 2 ou ajoutent le témoignage des anciens textes arméniens, et même d'auteurs latins modernes 3. Parmi les textes propres à l'Église d'Arménie, le concile a utilisé notamment : les canons adressés par l'évêque Macaire de Jérusalem au catholicos Vertanès (333-341) 4; ceux attribués au catholicos Sahak le Grand (387-439) 5; Y Histoire d'Arménie du catholicos Jean V (899-931) 6; l'encyclique de 1166 du catholicos Nersès Chnorhali 7; les deux ouvrages de son neveu Nersès de Lampron, évêque de Tarse 8 : Y Explication de la messe 9 et Y Histoire du concile de Tarse de 1177 10; le Livre des sentences judiciaires de Mekhitar Goch n ; le concile tenu à Sis en 1342, pour l'Église unie de Cilicie 12.

1. Trad. italienne des actes dans Mansi, t. xl, col. 783-890.

2. Les citations d'auteurs proprement maronites sont omises (par ex. aux can. 15 et 49 de Bzommar) ou remplacées (par ex. aux can. 47, 56, 114 de Bzommar).

3. J. Devoti (1744-1820): cf. can. 77, 109 de Bzommar; F. Mercante (1770- 1834) : cf. can. 94, 111, 123; C. Billuart (1685-1757) : cf. can. 105. — S. François de Borgia est cité au can. 6.

4. Can. 112 de Bzommar. — ■ Sur les sources juridiques de l'Église d'Arménie, cf. notre art. Arménien (Droit canonique), dans Dict. de droit can., t. i, Paris, 1924, col. 1043-1047.

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