Cf. supra, can
les can. 193-196, 198-199, 201-202 sont empruntés à la fin du concile du Mont-Liban 1.
190. Ces décisions sont appelées à remplacer celles des anciens conciles arméniens.
191. Cependant elles s'appuient non seulement sur le témoignage des Pères arméniens, mais aussi sur celui des conciles œcuméniques et des Constitutions pontificales.
192. Elles s'occupent avant tout de la discipline ecclésiastique; c'est à dessein qu'elles n'ont pas légiféré au sujet de la foi, des sacrements et des rites.
197. Elles n'entendent rien préjuger non plus des décisions d'un éventuel concile général arménien.
200. L'impression des actes conciliaires n'est pas prévue : on se borne donc à conseiller simplement au clergé d'observer et de faire observer les canons.
De cet inventaire des deux cent deux canons du concile de Bzommar, il ressort que les décisions qui doivent surtout retenir notre attention sont les suivantes.
L'énumération des droits patriarcaux est faite d'après trois sources différentes 2 qui ne concordent pas absolument entre elles : le concile maronite de 1736, un canoniste latin, les anciens auteurs arméniens. Cela permet de formuler certaines revendications sans trop en prendre la responsabilité. Plus loin 3, c'est également sur un ancien auteur que le concile s'appuie, pour déclarer que le patriarche a autorité sur tous les Arméniens, où qu'ils se trouvent, au moins lorsqu'il s'agit de décisions concernant le rite. Cette affirmation est tout à fait contestable; elle pourrait sans doute être admise lorsque le patriarche a juridiction sur tout le territoire où se trouvent des évêques du rite, et si ceux-ci prennent part à ces décisions. Or tel n'est pas le cas du patriarche arménien, non plus que du concile
Concile de Bzommar
Concile du Mont-Liban
Can. 193
IV, vu, 5
Préambule des signatures
A propos du can. 199, signalons que les trois évêques chargés de l'interprétation des canons douteux sont ceux qui résident dans la curie patriarcale.