‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 490 sur 1172 · Can · texte numérisé non relu

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de Bzommar. Et encore, tout changement quelque peu substantiel apporté au rite aurait-il besoin de l'approbation romaine.

Le serment de fidélité au patriarche, imposé aux évêques, se dédouble en une formule à ratifier par écrit \ et en une promesse orale au début de la cérémonie de l'ordination épiscopale 2. Deux évêques au moins, Pierre Apelian et Ignace Kalipgian, protestèrent au cours du concile contre ces exigences. Dans une lettre confidentielle, écrite à la Congr. de la Propagande le 27 octobre 1851 3, ils les qualifièrent d'innovations et prétendirent n'avoir signé les actes que par crainte des censures dont les menaçait le patriarche en cas de refus. D'après eux, les évêques arméniens faisaient jusqu'alors uniquement le serment de fidélité au Saint-Siège prévu par le pontifical d'Urbain VIII, et la promesse exigée désormais au début de l'ordination épiscopale, de même que l'engagement imposé aux évêques titulaires de ne briguer aucun diocèse étaient, comme bien d'autres décisions de Bzommar, de malencontreux emprunts au concile maronite de 1736.

La nouvelle délimitation des diocèses du patriarcat supprime les sièges de Césarée de Cappadoce et de Marash, pour ériger ceux de Tokat et de Sivas, villes situées plus au Nord, dans des régions reconnues au patriarche arménien par la Congr. de la Propagande et que celui-ci gouvernait généralement au moyen d'un vicaire patriarcal. C'est à dessein que le concile de Bzommar transporte ainsi deux sièges épiscopaux plus près de ceux érigés comme suffragants de Constantinople en 1850, afin de mieux affirmer l'étendue du patriarcat. Dans le même but, la Mésopotamie comportera non seulement les sièges de Mardin et de Diarbékir, mais aussi le nouveau diocèse de Bagdad, alors que la Basse-Mésopotamie comptait fort peu d'Arméniens. Enfin le concile voulait transformer le vicariat patriarcal d'Alexandrie en véritable évêché, ressusciter celui de Killis, créer celui de Damas.

L'institution des chapitres de chanoines auprès du patriarche et des évêques était contraire" aux vraies traditions orientales; seule la cathédrale arménienne de Lwow possédait un chapitre, à l'imitation des Latins et des Ruthènes de Pologne. Cependant, en Orient aussi, les patriarches ou les évêques groupaient souvent autour d'eux un certain nombre de prêtres, ou même de clercs se préparant encore aux ordres. Il en était ainsi à Bzommar. Devant l'insistance des prêtres de son entourage, désireux d'accroître leur influence en

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