‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 495 sur 1172 · Texte latin dans Mansi, t. xl, col · texte numérisé non relu

Texte latin dans Mansi, t. xl, col

4. Peut-être le patriarche espérait-il, le can. 115 une fois approuvé, revenir à la charge au sujet des décisions concernant le rite et les imposer à tous les Arméniens catholiques.

5. De Martinis, t. vi, fasc. 1, p. 232-233; Mansi, t. xl, col. 893-894.

6. Il a été publié in extenso dans Mansi, t. xl, col. 893-914.

cette comparaison à fond, car un certain nombre de ses critiques s'adressent non pas aux propres canons du concile arménien, mais à ceux qui reproduisent le concile maronite déjà spécifiquement approuvé. Il conclut que les canons de Bzommar devraient être corrigés complètement, et qu'il vaudrait mieux engager le patriarche à réunir une nouvelle assemblée, qui tiendrait compte des critiques faites à celle de Bzommar. Un véritable concile général arménien serait même préférable, car il pourrait alors étendre à l'Église arménienne tout entière les décisions additionnelles envisagées par les évêques réunis en 1851.

Conformément aux conclusions de son consulteur, le Saint-Siège n'approuva ni les canons, ni les décisions additionnelles, et la question de l'unification de la discipline de l'Église arménienne devait bientôt être mise à l'ordre du jour.

En 1854, Benoît Planchet, délégué apostolique en Mésopotamie, avait engagé le patriarche arménien à transférer sa résidence plus au centre des régions où habitaient les catholiques du rite. Grégoire Pierre VIII écrivit une lettre à la Congr. de la Propagande, demandant de pouvoir s'établir en Cilicie 1, mais, en 1856, il changea son choix et le porta sur le nord de la Mésopotamie, proposant la ville de Karputh 2, située dans les limites du diocèse d'Erzerum, suffragant de Constantinople. Ce choix ne fut pas accepté d'emblée. De sa propre initiative, le patriarche érigea le siège épiscopal de Sivas en 1858 et celui de Malatia en 1861. Devant cette situation, la nouvelle Section orientale de la Congr. de la Propagande, loin d'attribuer Karputh au patriarche, en fit elle-même un nouvel évêché, également sufîragant de Constantinople, le 9 mai 1865 3, et y nomma Etienne Israelian. Cet échec montrait la délicatesse de la situation du patriarche arménien, toujours confiné à Bzommar, et indiquait que si une fusion du patriarcat et de l'archevêché devait répondre au vœu de tous, le Saint-Siège s'efforcerait de la réaliser en faveur de Constantinople.

Une raison d'ordre politique y poussait d'ailleurs : à la suite des négociations diplomatiques qui suivirent la guerre de Crimée, un firman du sultan, connu sous le nom de Hatti-houmayoum 4 et pro-

1. Lettre du 11 août 1854, publiée dans Mansi, t. xl, col. 919-920.

2. Lettre du procureur patriarcal à la Congr. de la Propagande, en date du 8 oct. 1856 (ibid.y col. 915-916). Consulté par la Propagande, Planchet approuva le choix de cette ville, au moins à titre provisoire, dans sa lettre du 10 févr. 1857 (ibid., col. 916). Mais Rome ne se rallia pas à cette suggestion.

3. De Martinis, t. vu, fasc. 1, p. 430-431, et Mansi, t. xl, col. 937-938 (cf. Ponenza de mai 1864).

4. Trad. française dans I. de Testa, Recueil des traités de la Porte ottomane avec les puissances étrangères, t. v, p. 132.

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