‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 529 sur 1172 · De Martinis, t. v, p. 356-357 et · texte numérisé non relu

De Martinis, t. v, p. 356-357 et

6. Texte du décret dans J. Vosté, Les actes du synode chaldéen célébré au couvent de Rabban Hormizd, près d'Alqoche, du 7 au 21 juin 1853, dans S, Congr. per la Chiesa orientale, Codif. can. orient., Fonti, IIe série, fasc. 17, Cité du Vatican, 1942, p. 80. — Ces dates sont celles du calendrier julien.

Le 12 juin 1853, Planchet, le patriarche et les évêques, sauf cei de Salmas et de Kerkuk1, se rendirent au couvent de Rabbai Hormizd afin de délibérer au sujet du futur concile, mais celui-( ne fut officiellement ouvert que le dimanche 19 par une messe poi tificale solennelle du patriarche. Le supérieur général de la coi grégation de Saint-Hormisdas, Elisée Dehouk, et trois prêtres, ol ciers synodaux, assistèrent également aux délibérations. Le concile dura jusqu'au 3 juillet.

La rédaction provisoire du texte arabe des décrets fut retouchée, après le concile, par Planchet : c'est ce qui explique que nous ayons deux recensions arabes des actes, légèrement différentes, qui furent à leur tour traduites en français 2. Le concile de Rabban Hormizd s'inspira manifestement des décrets synodaux maronites adoptés au Mont-Liban en 1736, qui avaient été publiés à Rome en 1820 et dont Planchet avait sans doute apporté un exemplaire avec lui. Ceux-ci sont très prolixes, tandis que le concile chaldéen formule des règles plutôt brèves ; néanmoins plusieurs de celles-ci 3 accusent nettement la parenté des textes. Comme références directes, le concile chaldéen se borne à mentionner quelques versets scripturaires.

L'introduction aux actes conciliaires fait un bref historique de l'hérésie nestorienne, solennellement répudiée par le concile, et des efforts de retour à l'Unité romaine. Les actes proprement dits comportent vingt-deux chapitres.

Le chapitre ier, fort bref, reconnaît l'autorité du Souverain pontife et de tous les conciles œcuméniques, notamment du concile de Trente.

Le chapitre n énumère les privilèges du patriarche chaldéen : faire la visite du patriarcat et y accomplir toutes les cérémonies, sauf la collation des ordres; absoudre des cas réservés aux évêques; ordonner les évêques 4, et accepter leur démission, moyennant le consentement des autres évêques; convoquer le concile; juger en appel des sentences des évêques et absoudre, même sans appel, des

1. Ces deux évêques étaient fort âgés. Celui de Salmas fut remplacé par son auxiliaire; il est possible qu'on espéra la venue de celui de Kerkuk, puisque son nom est mentionné dans l'introduction, mais sa signature ne figure pas au bas des actes. Il mourut au mois d'août.

2. Une de ces traductions, après avoir été légèrement remaniée d'après l'autre, a été publiée par J. Vosté, loc. cit., p. 35-76.

3. Pour lesquelles nous indiquons, en note, les passages correspondants du concile du Mont-Liban.

4. Le concile exige une permission du Saint-Siège pour ériger ou supprimer des diocèses.

peines prononcées par eux, après les avoir entendus; édicter judiciairement la suspense d'un évêque avec l'assistance de deux de ses collègues 1 ; dispenser des empêchements aux ordres et au mariage, à partir du quatrième degré de consanguinité et d'affinité selon la computation orientale 2.

Le chapitre ni règle l'élection du patriarche. C'est l'évêque de Diarbékir qui convoque les autres évêques, le supérieur général de la congrégation de Saint-Hormisdas, deux prêtres élus parmi le clergé de Mossoul et de Bagdad 3. L'élection se fait à la majorité absolue. Si aucun résultat n'est obtenu après cinq jours, les évêques demandent au pape de nommer le patriarche. r

Le chapitre iv est consacré aux évêques.

1. Chaque évêque veillera avec soin au choix des candidats aux ordres. Il nommera deux prêtres pour examiner ceux-ci. Il gardera auprès de lui les enfants qu'il destine au sacerdoce ou les enverra au séminaire.

2. Il prêchera devant le peuple, surveillera son clergé et l'exécution des cérémonies sacrées.

3. Il observera la résidence. Il ne peut s'absenter pour un long délai sans la permission du patriarche.

4. Il doit employer les revenus de son évêché à des actes de bienfaisance — éventuellement, même en faveur de ses proches, mais ses libéralités ne doivent pas avoir pour but de les enrichir.

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