‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 548 sur 1172 · Le canon se réfère à Matth., xix, 29 et à II Cor., vm · texte numérisé non relu

Le canon se réfère à Matth., xix, 29 et à II Cor., vm

sanctionnent une latinisation déjà en grande partie accomplie, notamment en ce qui concerne les sacrements, l'office divin, les insignes épiscopaux. Aucune des recensions arabes actuellement conservées ne mentionne un décret du concile qui fut vivement critiqué et, de ce fait, sans doute omis : à savoir la faculté de demander, pour un prêt, un intérêt de 20%. Si cet usage était admis en Mésopotamie, il ne l'était pas en Perse; mais c'est en vain qu'il fut attaqué au concile par Bar Chino, auxiliaire de Salmas.

Planchet signa avec les évêques une copie extraite du synode et promulguant la répartition des heures de l'office divin, la réduction des fêtes et des jeûnes, afin que ces règles fussent immédiatement observées. La diminution des jeûnes scandalisa les nestoriens et les nouveaux convertis, mais elle fut cependant imposée 1. Par contre, le 2 juillet 1853, Bar Chino écrivit à la Congr. de la Propagande pour protester une fois de plus contre la décision du synode d'admettre le prêt à 20% 2. Un décret de cette Congrégation avait nommé le P. Planchet, en date du 4 juin 3, délégué apostolique de Mésopotamie et lui avait accordé la dignité archiépiscopale; il ne parvint cependant qu'après la clôture du concile; ce fut le patriarche qui sacra le nouvel évêque, à Mossoul, dans l'église patriarcale de Sainte- Meskinta; pour le nouveau diocèse de Senah, formé à la suite du démembrement de celui de Kerkuk, il ordonna Jérôme Sindjari, qui prit le nom de Simon.

Le 26 décembre 1853, Mgr Planchet envoya à Rome une traduction italienne des actes du concile de Rabban Hormizd; la Congr. de la Propagande en confia l'examen à un de ses consulteurs, le P. Jean-Baptiste Marrocu, conventuel, qui écrivit un long rapport plutôt favorable 4. Mgr Planchet commença les travaux de restauration et d'agrandissement du futur séminaire de Bawira. Ils étaient terminés en 1855, époque à laquelle un nouveau synode aurait dû

II. — Le conciliabule chaldèen de Mossoul en 1860 et ses conséquences.

Cependant une autre question retenait toute l'attention des milieux ecclésiastiques chaldéens. Elle semble avoir été agitée au con-

1. Cf. le texte de deux lettres françaises de J. Darnis, préfet apostolique des missions lazaristes en Perse, du 1er oct. 1853 et du 8 juin 1854, dans Vosté, loc. cit., p. 151-155.

Page 1