‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 549 sur 1172 · Cf. xx, 1, supra, p · texte numérisé non relu

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cile de 1853, mais Planchet était parvenu à étouffer la discussion. Il s'agissait du Malabar : celui-ci relevait théoriquement du patriarcat chaldéen, mais tout lien avec lui avait été définitivement rompu, du fait que les Malabares avaient été soumis à un évêque latin *. Au début du xvme siècle, la question fut posée à Rome : n'était-il pas opportun, à l'occasion de la réorganisation du patriarcat chaldéen catholique, de lui soumettre également les Malabares unis à Rome? A la suite de diverses circonstances, l'affaire fut remise; elle rebondit lorsque, vers les années 1855, Audo reçut des lettres du Malabar et discuta de la question avec Planchet qui, sachant le Saint-Siège peu favorable, s'efforça de temporiser. Planchet partit pour Rome, mais fut attaqué en cours de route par des brigands et mourut, le 21 septembre 1859. Son successeur fut le dominicain Henri Amanton 2; en vertu de la réunion de la délégation apostolique de Mésopotamie à celle de Perse, faite par bref du 25 mai 1860 3.

Amanton arriva à Diarbékir en juillet 1860, au moment où le patriarche Audo était en conférence avec quatre de ses évêques : Pierre Bar Mawlada, Ignace Dachto, Paul Hindi et Pierre Bar Tatar, ordonné évêque de Séert en 1858. Les prélats chaldéens craignaient que le délégué ne confiât le séminaire de Bawira aux dominicains et décidèrent d'en réclamer les clefs; ils projetèrent aussi d'ordonner un évêque titulaire comme vicaire patriarcal et de l'envoyer faire une enquête au Malabar, ce qui était tout à fait contraire aux ordres de Rome. Amanton, qui avait un caractère hésitant, ne se présenta pas devant l'épiscopat, parce qu'il n'avait pas encore reçu l'original du bref du 25 mai, qu'il aurait éventuellement dû produire pour prouver ses ^pouvoirs, et partit pour Mossoul. Les évêques chaldéens interprétèrent ce geste comme une marque d'hostilité; ils se rendirent de leur côté, en septembre, à Mossoul où, pendant huit jours, ils tinrent des pourparlers secrets dans l'église patriarcale. Amanton, ayant reçu son bref, se rendit auprès du patriarche et des évêques et leur en donna lecture; il fut accueilli avec une froide politesse et ne put obtenir aucune communication sur l'objet des délibérations en cours. Le dimanche 23 septembre, de bon matin, Audo ordonna évêques Georges Kayyath, pour le siège vacant 4 d'Amadia, et

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