‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 563 sur 1172 · Depuis qu'il avait renoncé à son siège d'Amadia en · texte numérisé non relu

Depuis qu'il avait renoncé à son siège d'Amadia en

été atteint par la convocation, puisqu'on n'avait aucune nouvelle de lui; le 26 octobre, on tint une nouvelle session pour mettre les deux arrivants au courant de ce qui avait été fait jusqu'alors.

Comme prévu, l'élection eut lieu le 27 octobre : Adamo obtint sept voix, Abdicho Kayyath deux, Élie Mellus deux également. Adamo refusa d'accepter la charge patriarcale ; en un nouveau scrutin ses collègues le désignèrent cependant à l'unanimité, mais il persista dans son refus et le renouvela avant le scrutin du dimanche 28 octobre *j celui-ci porta Abdicho Kayyath sur le siège patriarcal à l'unanimité des voix, sauf la sienne. A son tour, le nouvel élu n'accepta qu'à la condition que Joseph Élie Kayyath lui fût adjoint comme vicaire patriarcal. Ce dernier se dit prêt à renoncer à son diocèse d'Amadia, si le Saint-Siège manifestait son accord; les évêques furent unanimes à déclarer que le vicaire aiderait son patriarche non seulement dans l'administration des territoires dépendant directement de lui, mais aussi dans toutes les affaires concernant le patriarcat en général.

Le nouveau patriarche fut intronisé le lundi 29; le mardi 30, quatre séries de décisions furent adoptées.

1° La première série concernait le vicaire patriarcal :

1. Il habitera avec le patriarche et les frais de son entretien incomberont à celui-ci.

2. On demandera au Saint-Siège d'accepter sa démission d'évêque résidentiel et de le nommer évêque titulaire de Nisibe.

3. Le vicaire patriarcal a le droit de correspondre avec les évêques et les prêtres et ceux-ci peuvent s'adresser directement à lui, moyennant l'agrément général du patriarche.

4. Le patriarche ne peut destituer son vicaire qu'avec l'assentiment des évêques.

5. Le patriarche déclare en outre qu'il n'acceptera pas une démission spontanée sans ce même consentement.

Ces deux ultimes clauses, et spécialement la dernière dont nous avons respecté la rédaction, donnent à toutes les décisions prises l'allure bien nette d'un accord électoral.

2° Dans la seconde série, relative au diocèse d'Amadia, il fut décidé que l'évêque d'Aqra l'administrerait provisoirement et qu'on demanderait au Saint-Siège d'unir les deux sièges.

3° La troisième série précisa les privilèges honorifiques des chorévêques, c'est-à-dire des chefs des prêtres dans les lieux où ils sont plusieurs :

1. Cette relation officielle met au point le témoignage reproduit à l'art. Adamo par F. Tournebize, dans le Dict. d'hist. et de géogr. écoles., t. i, col. 505.

RÉUNION ÉLECTORALE d'aLKOCH EN 1894 569

1. Ils peuvent porter sur la soutane noire la ceinture et les boutons violets.

2. Mais ils n'ont pas droit aux autres insignes réservés aux évêques.

4° On convint enfin, dans le but d'établir la distinction entre sièges épiscopaux et archiépiscopaux, que chaque évêque présenterait les documents concernant ses titres au patriarche, qui prendrait une décision en la matière avec l'approbation de la Congr. de la Propagande.

Le procès-verbal complet des sessions synodales fut signé par le patriarche et tous les évêques.

Le Saint-Siège confirma Abdicho V dans sa dignité patriarcale au consistoire du 28 mars 1895 et approuva, le 23 avril, l'union proposée des deux diocèses 1, en la personne de Jean Sahhar; il remplaça, le 28 juillet 1896, les deux vicariats apostoliques érigés en 1887 pour les Malabares par trois autres, ayant chacun un titulaire appartenant à ce rite même2. Ainsi les Églises chaldéenne et malabare obtenaient une solution pacifique à tous leurs problèmes, mais sous le contrôle assez direct du Saint-Siège.

1. Elle se maintint jusqu'à la mort de Jean Sahhar, en 1909; ensuite, le diocèse d'Aqra fut rétabli, mais administré directement par le patriarche.

2. A Trichur, Ernakulam, Changanachery; un quatrième sera rétabli à Kottayam, le 29 août 1911 ; ces quatre vicariats apostoliques deviendront évêchés résidentiels, avec Ernakulam comme métropole, le 21 déc. 1923. Les Ordinaires continuaient à être nommés directement par le Saint-Siège.

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