RÉUNION ÉLECTORALE DE BLAJ EN
gement pour l'avenir; elle déterminait le nombre des électeurs comme suit : les membres du chapitre métropolitain; les vicaires généraux; le supérieur des basiliens de Blaj ; deux délégués ecclésiastiques du corps professoral de Blaj; le protoprêtre, vice-protoprêtre ou administrateur de l'office protopresbytéral, et deux délégués du clergé de chaque district (non seulement des districts du diocèse métropolitain, mais aussi des quatre districts passés au diocèse de Lugoj et des vingt-neuf autres passés au diocèse de Gherla lors de l'érection de la province ecclésiastique). En admettant à l'élection le clergé de tout l'ancien diocèse de Fagaras, le gouvernement entendait souligner le fondement historico-juridique de ce droit et par là même exclure toute extension de celui-ci aux autres diocèses; d'autre part, en fixant le nombre des électeurs, il voulait écarter toute possibilité de participation des laïques roumains.
Le clergé des districts élut ses délégués le 30 juillet; le 10 août, cent vingt et un électeurs du diocèse à pourvoir, quatre-vingt-deux de celui de Gherla et douze de celui de Lugoj s'assemblèrent à Blaj 1. Ils se réunirent en conférence préliminaire sous la présidence du protoprêtre Etienne Balintu, qui avait déjà été l'animateur de celle de 1850; le protoprêtre de Fagaras, Antonelli, proposa et fit approuver dix articles, dont le dernier imposait à tout nouvel évêque roumain l'obligation d'observer les neuf autres que voici :
1. II faut restaurer l'autonomie constitutionnelle de l'Église roumaine de Transylvanie.
2. L'Union avec Rome est d'ordre dogmatique et est contenue dans les quatre points établis au concile de Florence.
3. La dépendance de la hiérarchie roumaine vis-à-vis du Saint- Siège est uniquement celle prévue par le concile de Florence.
4. Personne, clerc ou laïque, ne peut appeler d'une décision de l'Église roumaine unie à la hiérarchie latine du pays.
5. A l'avenir, le synode qui choisira les candidats à l'épiscopat se composera d'ecclésiastiques et de laïques.
6. Les laïques peuvent participer avec voix délibérative à toutes les décisions qui concernent les biens des églises ou des instituts religieux. On convoquera à cet effet des conférences mixtes, composées pour moitié de clercs et pour moitié de laïques.
7. Mais ceux-ci ne peuvent prendre part à aucune décision d'ordre dogmatique ou purement hiérarchique.