Le préambule du chapitre cite Joa., in
4. Le S. -Office avait déclaré le 5 juill. 1853, en ce qui concerne les unitariens, que chaque cas particulier devait être examiné.
5. C'est l'onction de la réconciliation des hérétiques; on discutait si elle était sacramentelle ou non.
ceux qui reviennent d'une hérésie rejetant ce sacrement (la Congr. de la Propagande fit supprimer cette prescription).
Le chapitre iv traite de l'eucharistie. La matière de ce sacrement est le pain fermenté et le vin de la vigne; sa forme, les paroles de la consécration. Tous ceux qui ont atteint l'âge de discrétion doivent recevoir la communion pascale sous les deux espèces et de la main de leur propre curé; ils seront exhortés à communier également pendant les temps de pénitence de l'année et chaque fois qu'ils sont en péril de mort. Les curés vérifieront souvent l'état de la parcelle eucharistique consacrée le jeudi saint pour les malades et la renouvelleront si elle est menacée de corruption.
Le chapitre v concerne la pénitence 1. La quasi-matière du sacrement est formée par les actes du pénitent; la formule d'absolution se rapproche de celle de l'Église latine 2. Il faut que les prêtres reçoivent de l'autorité légitime le droit d'exercer leur pouvoir de remettre les péchés. Les fidèles doivent se confesser en temps pascal; lorsqu'ils ont la conscience chargée d'un grave péché et vont recevoir un sacrement des vivants; lorsqu'ils sont en péril de mort (par exemple les femmes qui vont accoucher). Les curés entendront les confessions à l'église; seules celles des malades peuvent être entendues à domicile ; ils garderont le secret de la confession.
Le chapitre vi parle de l'extrême-onction. L'huile est bénite par le prêtre; la forme du sacrement est la suivante : « Père saint, etc. »; lorsque sept prêtres confèrent le sacrement, chacun récite les prières qui lui reviennent et fait les onctions. Peuvent recevoir le sacrement tous ceux qui sont gravement malades, et même ceux qui ont perdu conscience, s'ils vivaient chrétiennement ou ont donné des signes de repentir.
Le chapitre vu indique comme degrés de l'ordre : le lectorat, le sous-diaconat, le diaconat, la prêtrise, l'épiscopat. La matière est l'imposition des mains; le ministre, l'évêque; le sujet, l'ordinand du sexe masculin, baptisé et confirmé, ayant reçu éventuellement les ordres précédents 3. Il doit avoir atteint l'âge canonique, posséder la science théologique nécessaire, ne pas être bigame, même interprétativement, ou obligé à rendre publiquement les comptes relatifs à une administration de biens; ne pas avoir de défauts du corps, de l'esprit ou de l'âme; ne pas avoir été baptisé récemment ou sur le lit de mort. La femme de celui qui veut recevoir l'épiscopat doit entrer au monastère 4. Les crimes qui écartent des ordres sont :