‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 686 sur 1172 · Le concile se réfère à celui du Mont-Liban, II, xi · texte numérisé non relu

Le concile se réfère à celui du Mont-Liban, II, xi

6. Le concile reprend les règles fixées en 1736 (cf. II, xi, 20-21).

tervention du défenseur du lien 1. Ceux qui appartiennent à un autre rite doivent avoir un écrit de leur patriarche ou de leur évêque attestant qu'ils sont catholiques : la femme peut passer au rite du mari à l'occasion de son mariage; le mari ne peut prendre celui de la femme sans la permission des Ordinaires des deux rites, si tous deux emploient le pain azyme 2 ou, sinon, du Saint-Siège. On évitera les bruits et usages indécents lors de la célébration des noces 3. Celles-ci auront lieu de jour et à l'église; si l'évêque permet la célébration à la maison, le prêtre peut entendre la confession des futurs époux hors du confessionnal 4. Une taxe peut être perçue à l'occasion de la délivrance d'une dispense matrimoniale 5 ; la dispense sera inscrite au registre des mariages; la date des noces sera inscrite en toutes lettres.

6. Il faut s'approcher de l'eucharistie à jeun et avec une conscience pure. Le curé délivrera un témoignage daté à ceux qui font leur communion pascale dans sa paroisse 6; à l'issue du temps pascal, il réunira ces certificats; il donnera aux paroissiens qui n'ont pas communié trente jours pour le faire et, après l'expiration de ce délai, dénoncera les réfractaires à l'évêque. Le saint sacrement sera conservé dans les couvents, collèges et églises paroissiales, en un vase d'or ou de métal doré enfermé à l'intérieur d'un tabernacle dont le prêtre conservera la clé. Les saintes espèces seront renouvelées toutes les semaines en été et tous les quinze jours en hiver; là où le saint sacrement n'est pas conservé, le prêtre consacrera à la messe des hosties spéciales pour la communion des fidèles. La bénédiction du saint sacrement ne se fera qu'avec la permission de l'évêque 7. Avant de célébrer, les prêtres qui ne sont pas en état de grâce auront recours à un confesseur, s'ils peuvent en trouver un. La messe doit

1. Le concile se réfèxe à la Constitution de Benoît XIV du 3 nov. 1741, reproduite comme appendice iv aux actes conciliaires.

2. C'est le cas pratique pour les Maronites, quoique le concile envisage également celui de deux rites employant le pain fermenté, en se référant au décret de la Congr. de la Propagande du 19 mai 1759, reproduit comme appendice v aux actes conciliaires. Le concile fait également allusion à la Constitution de Benoît XIV du 26 mai 1742.

3. Remarquons l'insistance du concile à ce sujet, comme à propos des funérailles, afin d'éviter tout incident avec les non-catholiques.

4. Cette exception constitue un des cas graves de permission écrite prévus par le décret romain du 18 févr. 1851 et par le concile de 1856 lui-même.

5. Les taxes de chancellerie sont indiquées à l'appendice vin des actes conciliaires.

6. Le concile du Mont-Liban (II, xn, 19) avait simplement recommandé cet usage.

7. En ce qui concerne le port de la communion aux malades, le concile se borne à renvoyer à celui du Mont-Liban, II, xn, 25.

durer au moins une demi-heure; on emploiera les missels imprimés à Rome ou au couvent de Saint- Antoine de Qozhaya *. Les églises, les autels et les objets du culte seront toujours très propres 2. La messe sera dite à l'heure la plus commode pour les fidèles 3. Pour célébrer en dehors du diocèse, les prêtres doivent être munis d'un témoignage de leur évêque ou de leur supérieur religieux. Aucun prêtre ne peut dire la messe hors d'un sanctuaire consacré ou bénit, sans la permission du patriarche ou de l'évêque. Si la fête de l'Annonciation ou de saint Joseph tombe le vendredi ou le samedi saints, l'office et les obligations du jour férié sont transférés après l'octave de Pâques; si l'une d'elles tombe un autre jour de la semaine sainte, l'obligation du jour férié demeure et seul l'office est transposé. Un prêtre ne peut dire la messe la tête couverte, sans la permission du patriarche. Chaque curé doit célébrer un jour par mois à l'intention de ses paroissiens 4; aucun prêtre ne retiendra plus de soixante honoraires de messes non acquittés à la fois, à moins que les donateurs n'y aient consenti 5. Les évêques veilleront à l'exécution des fondations de messes 6. Le pape Grégoire XVI a conféré le 10 mai 1840 l'indulgence de l'autel privilégié à chaque maître-autel d'une église maronite.

7. Chacun doit accomplir les obligations de l'ordre ou de la dignité qu'il a reçu. Le pontifical d'Etienne El-Douaïhi 7 sera suivi pour les ordinations, même si un sujet étranger au rite est ordonné, avec la permission du Saint-Siège ou du patriarche, par un prélat maronite. Les sujets maronites ne peuvent aller demander l'ordination à un évêque étranger, encore moins à un schismatique ou à un hérétique. Les évêques n'ordonneront que leurs sujets et, s'il s'agit de prêtres ou de diacres, seulement au titre d'une église déterminée ou d'un revenu, ou bien au titre de mission, après examen et vérification de toutes les conditions requises en la personne de l'ordinand. Ils veilleront à ce que chacun demeure près de l'église à laquelle il est attaché 8.

1. Cf. supra, i, 2. — En ce qui concerne les langues liturgiques, le concile se réfère à celui du Mont-Liban, II, xm, 11.

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