‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 737 sur 1172 · LIVRE QUATRIÈME LES CONCILES CONTEMPORAINS · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME LES CONCILES CONTEMPORAINS

Assumant une tâche qui se prolonge pendant le xxe siècle ou commence seulement en celui-ci, quatre groupements rituels orientaux répètent leurs tentatives de coordination et d'adaptation législatives; trois autres procèdent pour la première fois à la rédaction de leurs règles disciplinaires.

Chez les Arméniens, l'unification hiérarchique une fois réalisée et acceptée après bien des difficultés, il importait de créer la concorde intérieure autour d'une organisation commune. Le patriarche Azarian et le concile de Chalcédoine de 1890 s'y appliquent; l'œuvre de cette assemblée est très complète, mais le Saint-Siège estime qu'elle ne s'oppose pas suffisamment à l'influence laïque. Celle-ci, devant la carence de textes canoniques approuvés, maintient, puis même augmente ses exigences.

L'activité positive de Léon XIII en faveur de l'Orient chrétien se déploie surtout à la suite du Congrès eucharistique de Jérusalem de 1893 et du rapport du légat pontifical, le cardinal Langénieux, sur les contacts qu'il avait eus avec les prélats orientaux. Léon XIII convoque les patriarches à Rome pour l'automne de 1894, mais seuls les patriarches melkite et syrien viennent en personne. Les échanges de vues se clôturent par la promulgation de la célèbre encyclique Orientalium dignitas, du 30 novembre 1894. Le 19 mars 1895, Léon XIII crée une commission cardinalice pour la réunion des Églises dissidentes, qui s'occupe aussi bien de l'Orient chrétien que du protestantisme d'Occident. Une des décisions de cette commission est de proposer le rétablissement du patriarcat et de la hiérarchie catholiques coptes, ce que Léon XIII fait en novembre 1895; toutefois il ne désigne que trois évêques, parmi lesquels il choisit l'administrateur du patriarcat : ils tiennent un concile en 1898; le patriarche, nommé en 1899, en réunit un autre en 1903.

Léon XIII pousse les Melkites à se donner enfin un code de lois qu'il pourrait sanctionner, mais l'assemblée mandatée à cet effet ne se réunit qu'en 1909 et se contente d'utiliser le schéma conci-

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