‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 738 sur 1172 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

liaire de 1901, partiellement retouché et complété, en sorte que l'examen des actes en cour de Rome n'aboutit qu'à une simple mise aux archives. Plus tard, par deux fois, l'idée d'un nouveau concile sera reprise, mais le projet n'aboutira pas; seules quelques conférences épiscopales s'efforceront de suppléer aux insuffisances de la législation existante.

La province ecclésiastique roumaine continue à manifester une grande vitalité : en 1882, un synode organise chaque diocèse conformément aux décisions du concile provincial de 1872, dont les actes viennent de paraître; l'évêque de Lugoj, Victor Mihalyi, assemble même un second synode l'année suivante; devenu métropolite en 1895, il en réunit cinq à Blaj pendant les trois premiers lustres de sa nouvelle charge et convoque également un concile provincial en 1900. Après un épiscopat de quarante-quatre ans, spécialement fécond, il meurt en 1918, à la veille de la libération de la Transylvanie. Dans le nouvel État roumain, des synodes tenus dans les divers diocèses revendiquent pour l'Église unie un statut favorable, que le concordat de 1927 accorde enfin en grande partie.

Devant les intrigues des laïques arméniens de Constantinople, Pie X décide de réunir en 1911, à Rome même, un solennel concile de la hiérarchie du rite : afin de lui donner un caractère vraiment national, les évêques ne faisant pas partie du patriarcat sont aussi invités; on précise toutefois que les décisions adoptées ne pourront comme telles les obliger; c'est ainsi que, reprenant une tradition interrompue depuis 1689, l'évêque arménien de Lwow participe à une assemblée législative orientale. Quelques dignitaires arméniens et des théologiens latins rédigent le texte des canons à adopter, qui, par leur longueur et les nombreuses sources utilisées, rappellent la compilation préparée par Assemani pour le concile maronite du Mont- Liban en 1736. Il semble bien que, dans l'idée de la Congr. de la Propagande, les décisions de ce concile arménien tenu dans la Ville Éternelle devront à l'avenir remplacer celles du Mont-Liban et servir de modèles à toutes les Églises orientales, mais les difficultés que rencontre le patriarche Terzian lors de son retour à Constantinople, les changements apportés dans le Proche-Orient par la première guerre mondiale, la politique nouvelle suivie par la Congrégation Orientale créée par Benoît XV en 1917, contribuent beaucoup à diminuer l'admiration exagérée que Ton avait d'abord témoignée pour le concile de 1911.

La figure dominante du clergé ruthène contemporain est celle du basilien André Szeptycki. Il assiste déjà comme un des représentants de son ordre à deux des trois synodes diocésains, qui, en 1897-1898, promulguent les décisions du concile provincial de 1891; il devient

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