LES CONCILES CONTEMPORAINS
peu après évêque de Stanislawow, puis, en 1900, métropolite. Il tient un nouveau synode à Lwow en 1905; un autre eut lieu à Stanislawow, en 1908. La chute du tsarisme, en mars 1917, fait espérer un moment que le catholicisme de rite gréco-slave pourra se développer librement en Russie. Dès le mois de juin, André Szeptycki se rend à Pétrograd, y réunit un synode diocésain et. y installe un Ordinaire. Mais l'avènement du bolchevisme réduit à néant tous ces efforts et pose un autre problème, celui de l'organisation ecclésiastique des émigrés : une assemblée des prêtres catholiques russes a lieu à Rome en 1930; diverses difficultés ne permettent pas de leur donner un Ordinaire autonome. En 1940, l'incorporation de la Galicie à l'U. R. S. S. fait naître chez Szeptycki un nouvel espoir de pénétration en Russie; il nomme quatre Ordinaires; ceux-ci se réunissent aussitôt, puis à nouveau en juin 1941, à la veille de l'invasion allemande, qui, une seconde fois, fait échouer l'œuvre à peine commencée. Par contre les assises diocésaines proprement ruthènes, organisées à Lwow depuis 1940, continuèrent jusqu'en 1943.
La hiérarchie italo-albanaise est d'organisation récente et toujours incomplète, puisqu'une des trois circonscriptions ecclésiastiques, créées par le Saint-Siège entre les deux guerres mondiales, est encore confiée à un administrateur apostolique latin; celui-ci réunit cependant un important synode en 1940, avec son auxiliaire et ses deux collègues orientaux.
Le livre IV et dernier du présent ouvrage s'achève par une synthèse comparative analogue à celle qui clôt le livre II; le chapitre xxv continue le chapitre xn : tout en suivant le même ordre, il s'intéresse cependant d'abord à la discipline des Arméniens, des Chaldéens, des Syriens, des Russes, des Italo-Grecs, laquelle n'entrait pas dans le cadre du chapitre xn, pour souligner ensuite l'évolution commune à toutes les Églises unies, à partir de 1850. Notre ouvrage s'arrête à la date du 22 février 1949, lorsque Pie XII publie la première codification partielle du nouveau droit canonique oriental, à savoir celle concernant le mariage; une seconde Constitution du même ordre, au sujet de la procédure judiciaire, a paru le 6 janvier 1950; une troisième, traitant des religieux et des biens ecclésiastiques, fut promulguée le 9 février 1952. Ainsi a été inaugurée une nouvelle période dans l'histoire de la législation ecclésiastique des chrétientés catholiques d'Orient.