‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 795 sur 1172 · Ibid., p. xxxviii-xl · texte numérisé non relu

Ibid., p. xxxviii-xl

servi de fil conducteur et a souvent été reproduit; cependant, lorsqu'il y avait lieu de se référer au concile de Trente, le concile copte a recouru au texte même de celui-ci; malgré tous ces emprunts, les particularités du rite copte ont généralement été bien indiquées lorsque cela s'imposait. Dans la section m, présidée par Berzi, le concile syrien également a servi fréquemment de modèle, mais on trouve néanmoins des indications originales, et tout le chapitre vi est propre au concile copte : il avait été rédigé avec l'aide d'un éminent jurisconsulte laïque, Zaki bey Berzi, frère du président; il traite longuement du fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques, et notamment de leur compétence relativement au statut personnel des chrétiens; il cite tout un ensemble de règles de procédure qui, même du point de vue civil, devront désormais être observées. C'est sans doute Mgr Bonfigli, qui avait assisté au concile syrien de 1888, qui insista pour qu'on s'inspirât de ce concile.

Le texte des canons approuvés dans chaque section fut aussitôt signé. La session de clôture du concile ne comporta donc pas de signature solennelle; elle eut lieu le matin du vendredi 3 juin : une messe fut célébrée par le vicaire général du diocèse de Thèbes, puis Mgr Bonfigli prononça un discours en latin 1 et Mgr Macaire une allocution en français 2, qu'il fit suivre de la consécration solennelle de la nation copte au Sacré-Cœur 3. Enfin eurent lieu les acclamations d'usage.

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