‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 794 sur 1172 · Ibid., p. xiv-xvi · texte numérisé non relu

Ibid., p. xiv-xvi

7. Ouvert en 1879 par les jésuites, auprès de leur collège secondaire du Caire, et dirigé par eux.

8. Les franciscains réformés de Haute-Egypte avaient renoncé au protectorat de la France, que conservaient les observants, pour recourir eux-mêmes à la protection de la République de Venise; celle-ci étant passée sous la domination autrichienne, le khédive reconnut officiellement ce protectorat de l'Autriche le 14 janv. 1900.

promulgué par le président %, Celui-ci prononça un discours latin 2, qui fut traduit ensuite en arabe. Macaire fit une allocution en français 3; le décret ordonnant l'émission de la profession de foi fui publié, et le formulaire d'Urbain VIII 4 récité par l'évêque Berzi et ratifié par Macaire et Sedfaoui. Enfin il fut donné connaissance des autres décrets d'usage et notamment de la liste des officiers di concile 5 : les théologiens du synode étaient le préfet apostolique di Delta d'Egypte et cinq missionnaires latins, le vicaire général de chacun des trois diocèses coptes, trois prêtres coptes; le secrétaire du président du concile était le vicaire patriarcal des Syriens catholiques en Egypte ; le reste du personnel synodal appartenait au clergé copte.

Chacun des évêques coptes présida une des trois commissions formées de trois ou quatre théologiens, qui chacune furent chargées de l'examen d'une partie des canons à adopter. Ceux-ci devaient ensuite être approuvés en congrégation générale et promulgués en session solennelle. La première congrégation générale eut lieu le 19 février; on y lut les télégrammes échangés entre le concile et le pape Léon XIII; les officiers du synode prêtèrent serment de bien remplir leur fonction et de garder le secret, et le président insista pour une discussion claire, courtoise et libre, au cours des débats 6.

Le concile dura exactement cinq mois; l'intervalle entre les huit sessions solennelles de promulgation des canons permet de conclure que les textes proposés en congrégation générale furent toujours examinés de près ; on peut s'en convaincre par le fait que le début de la section n, qui fit sans doute l'objet de certaines discussions, ne fut promulgué qu'à la dernière session.

Les décisions des trois sections des actes conciliaires furent élaborées en français, puis traduites en latin; chaque section présente un caractère propre, qui ne s'explique pas seulement par la différence des sujets traités : on y reconnaît aussi l'influence personnelle du président.

Dans la section i, présidée par Macaire, non seulement l'Écriture Sainte (le Nouveau Testament surtout) et les conciles œcuméniques, mais aussi les Pères (les Alexandrins, notamment), ainsi que les livres liturgiques coptes sont abondamment utilisés. Dans la section ii, présidée par Sedfaoui, le concile syrien de 1888 a constamment

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