‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 80 sur 1172 · Cf. supra, can. 19 sur le baptême · texte numérisé non relu

Cf. supra, can. 19 sur le baptême

2. Les autels malabares, comme souvent en Orient, se présentaient comme de simples tables.

3. Les rois païens ne permettaient pas d'ériger les cloches dans une tour, afin que le son ne se répandît pas trop loin à l'extérieur. D'où l'habitude chez les Malabares de pendre les cloches dans les églises, où elles faisaient trop de bruit et étaient accessibles à tous.

4. Les malades se faisaient porter à l'église et y demeuraient souvent plusieurs jours et nuits, avec toute leur famille.

5. Les Malabares croyaient que toutes les églises d'un même endroit devaient être consacrées au même saint, d'où des rivalités pour les offices à célébrer aux jours de sa fête.

6. Une des difficultés dans la conversion des nobles était qu'ils se refusaient à venir dans des églises ouvertes à tous.

demande que le roi du Portugal puisse obtenir des princes païens qu'ils accordent le changement de classe à ceux qui se convertissent au christianisme.

37. Le signe de croix sera fait dorénavant à la mode latine, de gauche à droite 1.

38. L'exécution des testaments appartient en principe à l'Église; aussi l'évêque pourra-t-il, un an après le décès, forcer les héritiers à accomplir les dernières volontés du défunt.

39. On ne pourra refuser les funérailles et la sépulture chrétiennes à ceux qui se sont réconciliés avec Dieu, quel qu'ait été leur passé2.

40. Le synode autorise les jésuites à prêcher et à administrer les sacrements dans toutes les églises; ils n'auront besoin de l'autorisation du curé que pour la célébration des mariages.

41. Les décrets des conciles provinciaux de Goa seront observés dans le diocèse malabare, qui relève de cette province ecclésiastique, principalement dans les questions non traitées par le présent synode. Le recours en appel des sentences de l'évêque malabare se fera auprès du métropolitain de Goa.

YI. Huitième journée : clôture du synode

Le dimanche 27 juin fut occupé par la discussion d'une série de canons concernant la réforme des mœurs et par les fort longues formalités et solennités de clôture du synode.

1. Le synode condamne divers « usages païens et superstitieux », observés notamment à l'occasion des funérailles, des fiançailles, des naissances.

2. Il rejette en principe la coutume d'éviter le contact avec les intouchables; il permet cependant aux chrétiens de s'y conformer, là où ils ne peuvent faire autrement 3.

3. Les chrétiens doivent cependant s'abstenir du rite de purifier l'eau considérée comme souillée par le contact d'un intouchable.

4. Il est interdit aux chrétiens de participer aux fêtes païennes, plus spécialement aux jeux armés du mois d'août ou Onam, qui occasionnent souvent des blessures et des morts.

5. Le synode réprouve l'usage des femmes qui ne viennent pas à

1. L'usage oriental était de faire le signe de croix de droite à gauche, puisque la bénédiction est d'abord reçue à droite.

2. Souvent les Malabares refusaient de prier et d'accompagner à la sépulture ceux que, à tort ou à raison, ils estimaient avoir été coupables de grands crimes.

3. Cette question fut longtemps débattue au synode. Cf. de Gouvea, Iornada, 1. I, c. xxi, fol. 69, v°-70, r°.

l'église pendant les quarante jours qui suivent la naissance d'un garçon, ou les quatre-vingts jours qui suivent celle d'une fille *;

6-8. Il est interdit de consulter les devins, de les mener chez soi pour y accomplir des rites païens ou superstitieux, de porter au cou des billets ou remèdes magiques.

9-10. Il est défendu de pratiquer l'usure; le taux d'intérêt ne dépassera pas 10%.

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