‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 9 sur 1172 · Anaïssi, Collect. docum., n. 46-49, p · texte numérisé non relu

Anaïssi, Collect. docum., n. 46-49, p

2. Cf. Al-Machriq, 1914, p. 758-762, et Anaïssi, Collect. docum., n. 43, p. 56-61 (dans le titre, il faut remplacer le nom de Poggi par Raggio).

3. Ce projet a été publié par le carme déchaussé Thomas de Jésus (Diego Sanchez d'Avilla) , dans un ouvrage De procuranda salute omnium gentium, paru à Anvers en 1613, dont une partie a été reproduite dans Migne, Theologise cursus completus, t. v, Paris, 1840, col. 397-710. Le projet s'y lit col. 690 : Constitutiones aliquot dandse in synodo provinciali reverendissimi patriarchse Maronitarum.

4. Thomas de Jésus, op. cit., dans Migne, loc. cit., col. 679. Le projet de constitutions du synode suit immédiatement comme c. ix.

l'écho des instructions du cardinal Caraffa dans ces questions, elles sont aussi l'œuvre des légats. Dans l'une d'elles, le patriarche est censé dire qu'il a consacré le saint chrême le jeudi saint de la même année; il est prêt à répéter la cérémonie le prochain jeudi saint, mais il s'inquiète des difficultés que cette pratique (nouvelle dans l'Église maronite) produira. Ces questions 1 semblent bien contemporaines du projet de constitutions. Enfin nous possédons une série de propositions erronées 2 extraites des livres qui ont été brûlés, ou attribuées aux Orientaux, sans doute aussi par Eliano, qui ne prend pas la peine de distinguer ce qu'il a trouvé ou entendu chez les Maronites de ce qui reflète leur pensée propre.

Les Constitutiones, Interrogationes et Propositiones ne présentent que quelques points connexes. Nous résumons le premier texte, indiquant en note les références aux deux autres.

1. li faut omettre dans le Trisagion les paroles : « qui es crucifié » et autres semblables, qui s'adressent exclusivement au Christ 3.

2. Les enfants seront baptisés dans le délai de huit jours après leur naissance, mais ils ne recevront en même temps ni la communion 4, ni la confirmation 5.

1. Le titre indiqué par Migne, loc. cit., col. 679 est : Interrogationes aliqiiot factse suse Sanctitati a reverendissimo patriarcha Maronitarum super fide et ritibus catholicis, manifestandse in synodo celebranda circa festum Paschalis, anno 1578. Cette date est sûrement inexacte, puisque les légats n'étaient pas arrivés à Pâques (30 mars) 1578. L'édition de Thomas de Jésus comprend pour chaque chapitre des réponses aux questions posées. Elles se présentent sous la forme scolastique d'allégations d'auctoritates, canoniques et autres. La réponse 6 du chapitre m renvoie à l'art. 12 des constitutions synodales. Quoique les légats aient amené avec eux une petite « Somme des conciles », il semble qu'ils n'aient pas pu rédiger ces réponses au Liban même, mais qu'ils le firent, sans doute plus tard, à Rome, ce qui a pu faire croire à une certaine autorité officielle de ces réponses, alors que ni intrinsèquement ni extrinsèquement elles n'en portent le caractère. Benoît XIV lui-même (Constit. Eo quamvis tempore, 4 mai 1745, n. 45) fait erreur en mettant ces réponses sous l'autorité de Grégoire XIII. Il n'apporte d'ailleurs aucun argument, puisqu'il se base uniquement sur le texte de Thomas de Jésus.

2. Thomas de Jésus, op. cit., dans Migne, loc. cit., col. 694 : Propositiones aliquot excerptse tum e quibusdam libris Maronitarum, dum expurgarentur a legatis apostolicis, tum ex communi consensu et quadam traditione receptis, quse videlicet hœreses sunt manifestée, vel erroneae, vel superstitiosœ ; qui etiam errores soient esse communes aliis nationibus Orientalibus. Il semble que ces propositiones furent portées à Rome par Eliano, sans avoir été communiquées aux évoques maronites ; lorsque l'écho en vint quelques années plus tard au Liban, il y provoqua une douloureuse indignation.

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