‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 973 sur 1172 · L'onction des infirmes est un sacrement · texte numérisé non relu

L'onction des infirmes est un sacrement

494. Reproduction du canon du concile de Chalcédoine de 1890 : II, x, 2.

495-496. La matière du sacrement est l'huile bénite par le patriarche 3. Elle sera conservée dans un vase convenable 4, à l'église ou, si le curé habite trop loin de celle-ci, à son domicile.

497. Seront oints : les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, les mains (sur le côté extérieur, pour les prêtres), les pieds, les reins. Cette dernière onction sera omise chez les femmes et même, si elle paraît difficile, chez les hommes.

498. Les formules d'onction sont celles de l'Église latine; l'invocation de la Trinité est ajoutée lors de la dernière onction 5.

499. Le ministre du sacrement est le prêtre; pour être licite, l'onction des infirmes doit être accomplie par le curé ou son délégué.

500. Plusieurs ministres peuvent officier conjointement, mais le prêtre faisant l'onction d'un sens dira toujours en même temps la formule accompagnatrice.

501. L'extrême-onction ne peut être donnée qu'à ceux qui sont en danger de mort, par suite de maladie ou de vieillesse, à l'exclusion de tout autre péril 6. Les enfants peuvent recevoir le sacrement dès qu'ils sont capables de pécher.

502-503. Le curé veillera à conférer à temps l'extrême-onction à ses paroissiens malades 7. Il continuera à les assister jusqu'à la dernière extrémité.

504. En cas d'urgence, un seul sens ou le front sera oint; si l'on doute que l'infirme soit encore en vie, l'onction se fera sous condition 8.

2. Ibid., II, x, 1. — Ce canon cite le concile de Trente, sess. xiv, De sacramento extremse onctionis, c. i et can. 1.

3. Le can. 495 cite Jac, v, 14-15. — Le concile de 1890 (II, x, 3 et 7) admettait la bénédiction par l'évêque, ou, en cas de nécessité, même par le prêtre.

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