Cf. Pagi, Critica, ad aiiii. 401, ii
4. Dans Maiisi, t. m, col. 752 sq. ; HuiHluiiin, op. cit.j l. i, col. S'J'i sq.
5. .Mausi, l. 111, [j. 766 sq. ; llaiduuin, op. cit., l. i, col. 898-8y9 sq.
126 LIVIIE Vlll
Denys le Petit nous en a conservé sept autres dans les numéros 57, 58, 60, 61, 63, 64, 65 ^. Ces neuf canons du V* concile de Carthage sont ainsi conçus :
Dans un discours préliminaire, l'évêque de Carthage, Aurèle, se plaint du manque général des clercs en Afrique, et parle de la nécessité d'envoyer un ambassadeur aux évêques d'outre-mer, en particulier au pape Anastase et à l'évêque Venerius de Milan pour en obtenir du secours.
Gan. i (57, dans le Codex canonum Ecclesiœ africanx). Ainsi que cela a été déclaré antérieurement, les fils des donatistes peuvent être élevés à la cléricature après leur entrée dans l'Rglise '-.
Can. 2 (58). On sollicitera des empereurs la destruction des temples païens^ etc., existant encore en Afrique.
Can. 3 (59). Si un procès est porté devant le tribunal ecclésiastique, et qu'une partie se croie lésée par la décision de ce tribunal, le clerc qui a été juge ne doit pas paraître comme témoin quand l'afFaire sera jugée en appel devant le tribunal civil ; en général, on ne doit forcer aucun clerc à paraître comme témoin devant un tribunal civil (c'est le premier des quinze canons de VHispana).
Can. 4 (60). On ne doit plus célébrer de banquets païens.
Can. 5 (61). Il ne doit plus y avoir de pièces de théâtre les dimanches et les jours de fêtes.
Can. 6 (62) Un clerc déposé par le jugement des évêques ne doit pas être défendu par personne (c'est le canon 2" de VHispana).
Can. 7 (63). Un acteur converti au christianisme ne doit être ramené par personne à son ancienne profession ; il ne doit pas non plus être obligé à la reprendre.
Can. 8 (64). On demandera à l'empereur d'étendre à l'Afrique la permission d'affranchir les esclaves in ecclesia. [82]
Can. 9 (65). La condamnation de l'évêque Equitius est renouvelée.
Trois mois environ après le V concile de Carthage, il s'en tint un VF, aux ides de septembre, sous le consulat de Vincent et de Flavien, par conséquent le 13 septembre 401, dans le Secretarium basiliae ReUitiitœ. Les actes de ce concile ont été rétablis selon le texte primitif parles Ballerini [op. cit.., p. xcii sq.), qui ont comparé
1. Maiisi, op cit., t. m, p. 763 sq.; Hardouin, op. cit., t i, col, 895 sq.
2. Van Espen, Cominentar. in canones. Colonise, 1755, p. 340 sq. a donné un commentaire de ce canon, ainsi que du suivant.